Dans un communiqué daté d’hier mardi 10 novembre, le Forum des Algériens de Turquie, une organisation basée à Istanbul et se réclamant de la «société civile» dans la diaspora algérienne au pays du Bosphore, lance un appel aux autorités algériennes de rapatrier nos ressortissants souhaitant regagner le pays. Il s’agit, explique le Forum, d’Algériens malades ou en «situation socio-économique difficile» et qui veulent retrouver leurs foyers. La même source, qui ne précise pas le nombre de compatriotes qui veulent rentrer au pays ni leur statut vis-à-vis des autorités turques, déplore la «faiblesse des contacts» entre les autorités algériennes et notre diaspora. Elle réclame dans la foulée la mise en place «urgente» par Air Algérie de vols de rapatriement pour les personnes les plus vulnérables et la programmation de «liaisons commerciales» tous les quinze jours pour ceux en situation de patienter avant de retrouver leurs foyers en Algérie.
En ce qui concerne les restrictions sanitaires, le Forum demande que soient acceptés d’entrer au pays les personnes munies de documents prouvant qu’ils ont été soumis à des tests médicaux de moins de 48 heures. Il est question, argumente cette organisation, d’éviter les frais et les charges de mise en quarantaine. Jeudi 5 novembre, l’ambassade de Turquie en Algérie a annoncé que la compagnie aérienne Turkish Airlines opérera plusieurs vols spéciaux entre l’Algérie et la Turquie. Quatre vols de rapatriement seront effectués vers Istanbul entre le 15 novembre et le 30 décembre, selon la même source. Les Algériens qui souhaitent prendre le vol peuvent obtenir leurs billets directement auprès des bureaux de la compagnie aérienne turque en Algérie, notamment, ajoute le communiqué de l’ambassade. Les vols de rapatriement sont ouverts aux conjoints mariés à des ressortissants turcs, aux étudiants et à ceux en mission de travail en Turquie ainsi qu’aux personnes en séjour médical dans ce pays. La validité du programme de vols annoncés par Turkisk Airlines dépend bien entendu de la décision des autorités algériennes et du Premier ministre d’ouvrir ou non l’espace aérien actuellement fermé avec la Turquie. <