Max Verstappen (Red Bull) a attendu l’avant-dernier tour pour porter une attaque décisive sur Lewis Hamilton (Mercedes) pour l’emporter, hier au Castellet. Récompensé par un pari gagnant à deux arrêts contre un à son rival, le Néerlandais a désormais 12 points d’avance au championnat. Sergio Pérez (Red Bull) a complété le podium. Pierre Gasly (AlphaTauri) a fini 7e.
Incroyable ! Max Verstappen (Red Bull) a signé la 13e victoire de sa carrière, la 3e de la saison, en remportant sur le fil le Grand Prix de France, hier après-midi, face à Lewis Hamilton (Mercedes). Au terme d’une course haletante, le Néerlandais a eu le dernier mot en dépassant, in extremis dans l’avant-dernier tour, le septuple champion du monde.
Stratégie gagnante pour l’écurie de Christian Horner qui a pris le large au classement des constructeurs, mais aussi pour Max Verstappen, qui a creusé l’écart (+12 points) face au Britannique au classement des pilotes. Sergio Perez vient compléter le podium avec une belle troisième place.
Pour son grand retour après l’annulation de l’édition 2020 à cause de la crise sanitaire, le circuit Paul-Ricard a offert une bataille d’anthologie entre Lewis Hamilton et Max Verstappen. Parti en pole position, le Néerlandais de 23 ans a commis une grosse erreur au premier virage de la course, ce qui a donné l’avantage au septuple champion du monde.

STRATÉGIE PARFAITE DE RED BULL
Mais c’était sans compter sur la stratégie des arrêts «payants» de l’écurie Red Bull. Max Verstappen a effectué un deuxième arrêt au stand bien avant les deux pilotes de l’écurie Mercedes obligeant Valtteri Bottas et Lewis Hamilton à finir le Grand Prix en effectuant un seul arrêt. Malgré l’avance du Britannique, Max Verstappen a réussi l’impossible : user son adversaire et réussir à le dépasser dans l’avant-dernier tour pour franchir en premier le drapeau à damier. Sergio Perez a, lui aussi, remporté son duel à distance avec le Finlandais Valtteri Bottas en montant sur la troisième marche du podium.
Christian Horner avait confié lancé un avertissement avant la course : «Si on bat Mercedes ici, on peut les battre partout». Le Castellet a été, en effet, 100% à l’avantage de Mercedes depuis son retour au calendrier du championnat du monde de Formule 1 en 2018. Les performances de Max Verstappen (Red Bull) et de Sergio Perez (Red Bull) hier sont donc de très bon augure pour la suite de la compétition.
Un résultat qui a également prouvé que la domination de Mercedes est mise à mal. Que ce soit au classement des pilotes ou au classement des constructeurs, l’écurie de Christian Horner s’est présentée comme la nouvelle équipe dominante du circuit, prête à remporter le championnat du monde devant son rival allemand.

GASLY ENCORE DANS LES POINTS
Le public français a bien répondu présent ce dimanche au Castellet. Soutenu par les drapeaux tricolores et les clameurs des spectateurs, Pierre Gasly (Alpha Tauri) a réalisé une bonne course en se hissant à la septième place. Positionné en P6 sur la grille de départ, le Français s’est d’abord laissé surprendre en tombant à la dixième place avant de bien gérer son rythme en seconde partie de course. Le pilote Alpha Tauri a même bataillé avec Daniel Ricciardo (McLaren) dans les derniers tours pour tenter d’accéder à la 6e place. Peu importe, c’est la 6e course de rang terminée dans les points pour le Tricolore.
Du côté de l’écurie Alpine et de son pilote tricolore, ce Grand Prix n’a pas eu la même saveur. Rapidement distancé, Esteban Ocon (Alpine) a terminé à la 14e place, derrière George Russell (Williams) et Yuki Tsunoda (Alpha Tauri), après avoir démarré la course en P11. Heureusement pour l’écurie française, le double champion du monde, Fernando Alonso (Alpine), a gagné une place par rapport à la grille de départ en terminant 8e devant Sebastian Vettel (Aston Martin).

FERRARI EN GRANDE SOUFFRANCE, MCLAREN SE RÉGALE
S’il y a bien une écurie qui a souffert ce dimanche, c’est incontestablement la Scuderia Ferrari. Pourtant ses pilotes, Carlos Sainz Jr et Charles Leclerc ont respectivement démarré en P5 et P7 au départ du circuit Paul Ricard. L’écurie italienne n’a pas fait le poids face à des mastodontes comme Mercedes et Red Bull. Ils ont aussi souffert face à Alpha Tauri, Alpine et McLaren. Avec des monoplaces en manque de puissance, les deux pilotes ont facilement été dépassés.
Résultat, le pilote espagnol a franchi la ligne d’arrivée à la 11e place tandis que le pilote monégasque a terminé 16e, juste derrière Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo). D’autres se sont avérés plus chanceux, à l’image de Daniel Ricciardo (McLaren). En manque de rythme depuis le début de ce championnat, l’Australien s’est refait une santé en signant une belle 6e place. Son coéquipier, Lando Norris a terminé juste devant lui à la 5e place. <