Qualifié troisième, Lewis Hamilton (Mercedes) sait qu’il ne devra pas rouler longtemps derrière les Ferrari s’il veut espérer quelque chose, aujourd’hui.

Lewis Hamilton s’est vu en pole position pendant quelques secondes, avec le nouveau record de la piste, mais il aurait peut-être signé pour la troisième place qu’il a finalement obtenue hier, à 0″175 du poleman, Kimi Räikkönen (Ferrari). Car vendredi, c’est un écart préoccupant qui le séparait de la meilleure «rossa».
«Quelle séance excitante !», s’est exclamé le Britannique de Mercedes, vainqueur de quatre des six derniers Grand Prix d’Italie. «Nous avons amélioré la voiture depuis vendredi soir et je suis très content d’où nous nous situions ce samedi. En attaquant la Q3, je me doutais que les Ferrari en avaient encore sous la pédale, mais je pense que la deuxième place aurait pu être possible. J’ai peut-être perdu 0″05 dans le dernier virage, et c’est ce qui a fait la différence entre P3 et P2.» Sebastian Vettel (Ferrari) a effectivement pris P2 à 0″161 de son coéquipier. «Nous devrons nous battre dimanche», a-t-il poursuivi. «Le rythme des Ferrari sur longs runs a paru plus rapide que le nôtre, ce ne sera donc pas facile. Le départ nous créera une opportunité. Il va falloir que je regarde bien ce soir comment trouver une façon de passer au moins une Ferrari dans le premier tour. C’est super d’avoir Valtteri juste derrière moi. Nous pourrons au moins mettre la pression sur les voitures rouges.» «Félicitations à Ferrari : ils ont fait du très bon boulot pour améliorer leur package et en montrer un peu plus que nous au moment d’abattre leurs cartes en fin de Q3», a réagi Toto Wolff, le directeur d’équipe de Mercedes. «C’était tendu, à la recherche de la meilleure façon de faire l’aspiration pour tirer profit en lignes droites, et il y avait une sorte de compétition entre pilotes qui a mis du piment tout ça, ce qui est normal quand c’est aussi serré, et l’aspiration apporte un avantage.»
«C’est décevant de ne pas avoir une voiture en première ligne mais nous n’avons pas le rythme sur un tour ici et nous devons accepter de ne pas avoir été assez rapides», a admis l’ingénieur Andrew Shovlin.