Le catalogue de formations du secteur de l’enseignement professionnel, riche de 125 disciplines, proposera, pour la rentrée prochaine, sept nouvelles offres accessibles aux candidats ayant le niveau scolaire de 3e année secondaire.

Ces nouvelles spécialités, introduites pour la première fois dans la nomenclature des spécialités, sont, entre autres, la conduite des travaux de restauration du patrimoine bâti, l’industrie plastique, l’installation et la maintenance des systèmes d’alarme et de vidéosurveillance, la gestion du commerce de détail. Le ministère de la Formation professionnelle a motivé cette nouvelle liste de métiers par l’objectif d’assurer une place pédagogique à tous les demandeurs d’inscription en cycle de technicien supérieur. Elle est justifiée également par le choix d’opter pour la décentralisation de certaines formations très prisées, mais dont la formation n’existe que dans la capitale. Afin de permettre aux candidats de différentes wilayas de suivre une formation professionnelle dans l’une des spécialités très demandée, le secteur «procède à sa décentralisation au niveau des établissements d’autres wilayas, disposant de moyens nécessaires pour assurer la formation en résidentiel, ou en apprentissage lorsque l’établissement est implanté dans un bassin de production favorable», ajoute la même source.

A ce titre, «les formations liées aux techniques audiovisuelles sont programmées, en plus de la wilaya d’Alger, à Ouargla, Oran, Boumerdès. Les formations liées aux arts et industries graphiques sont assurées à Blida, Sétif, Constantine, Oran et Ghardaïa, alors que la maintenance automobile est proposée à Souk Ahras, Oran, Guelma, Mascara», précise le ministère, qui note que cette décentralisation des formations «permet une équité dans

les choix, notamment au profit des candidats issus des zones rurales et urbaines défavorisées, et de réaliser un équilibre en termes de postes à offrir par wilaya». Le ministère relève, dans ce sens, que des efforts particuliers sont menés pour assurer une place pédagogique à tous les demandeurs d’inscription en cycle de technicien supérieur. Car c’est à ce niveau que «se situe la plus forte demande, en particulier pour certaines spécialités très prisées», rappelant que «chaque année, ce sont plus de 300 000 candidats qui ratent le baccalauréat, et que beaucoup d’entre eux ne reviennent pas au lycée, choisissant de continuer leurs études, dans un cycle de TS. De plus, de nombreux bacheliers et même des licenciés de l’université, s’inscrivent en TS dans certaines spécialités». Pour  la prise en charge de ces élèves sortants de la classe 3e année secondaire (au minimum), le secteur dispose de
121 instituts nationaux spécialisés de formation professionnelle (INSFP), dont la mission principale est d’assurer la formation de techniciens supérieurs alors que 13 autres nouveaux INSFP seront ouverts en septembre prochain. Ces instituts, à vocation nationale, sont répartis à travers toutes les wilayas et forment chacun selon sa spécialisation dans différents domaines, notamment l’art et l’industrie graphique, le bâtiment travaux publics, le froid et climatisation, la maintenance automobile, l’agriculture et l’industrie agroalimentaire, l’hôtellerie tourisme, l’automatisme.