La 4e édition du Salon national de la formation continue et par apprentissage a ouvert ses portes, hier, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, à Alger. L’événement qui se déroule sur trois jours a pour thème cette année «L’emploi et la formation pour booster le développement économique». 

Selon, Ali Belkhiri, commissaire du Salon, l’événement a pour but d’accueillir les entreprises de tous les secteurs «mais nous visons surtout les entreprises du secteur économique», pour permettre que les investissements sur la formation contribuent aux enjeux économiques du pays. «La crise est une opportunité ! Tout le monde pense que l’ensemble des secteurs sont en crise et que les budgets de formation seront en baisse ou supprimés. Non, la crise touche seulement les institutions étatiques, les budgets de l’Etat», explique-t-il. Pour Ali Belkhiri, la voie qu’a empruntée le gouvernement à travers la limitation des importations ouvre nombre d’opportunités pour la création de nouveaux postes. Un appel d’air, initié notamment par les industries, dont celle de l’automobile, qui engendrera automatiquement le recours à la formation continue. «Dans un monde de plus en plus concurrentiel, l’entreprise a besoin de former ses employés, via un plan de formation interne, pour rester compétitive», estime l’organisateur. L’événement est aussi destiné aux jeunes à la recherche d’un emploi ou pour compléter leur formation en plus de leur formation initiale. C’est aussi l’occasion pour les chefs d’entreprise de solliciter une formation de courte durée pour une mise à niveau ou un perfectionnement, notamment dans la gestion de leur société. Une cinquantaine d’entreprises étatiques et privées sont présentes au Salon de la formation continue.
Des organismes parmi lesquels plusieurs établissements de formation dans le domaine du management d’entreprise, l’apprentissage des langues mais également des établissements de formations spécifiques, des qualifications rares et donc très recherchées. «Aujourd’hui, les entreprises connaissent un manque flagrant de techniciens supérieurs. Avec le système d’enseignement supérieur actuel, on forme beaucoup d’ingénieurs qui ne trouvent pas de postes par la suite. Il faut que l’université s’adapte au marché du travail», prône M’hidi Djebbar, directeur de l’Institut de formation en électricité et gaz (IFEG), filiale de Sonelgaz. Pour remédier à la rareté de la main-d’œuvre qualifiée, beaucoup d’exposants appellent à revaloriser le jeune Algérien, «un jeune en manque cruel de motivation», déplorent-ils. «Il faut changer les mentalités. Il faut que les opérateurs apprennent à investir dans la formation de leurs employés, il faut qu’elles agissent en entreprises citoyennes !», indique Nadir Cherrouk, représentant de Kit Construction, entreprise spécialisée dans le domaine de la conception, le conseil et réalisation des aménagements.
Par ailleurs, les responsables du salon ont annoncé, à l’occasion du lancement de l’événement, la création de rendez-vous régionaux à travers le pays dans le domaine de la formation. Première initiative dans ce cadre, le même salon verra le jour au niveau de la wilaya de Sétif le 13 mars prochain. A noter que le 11e Salon national du recrutement aura lieu à partir du 18 avril au niveau de l’Oref à Alger.