Les forces du Pacte de l’Alternative démocratique (PAD) constituées de sept partis politiques, FFS, RCD, PT, MDS, PST, PLD, UCP et de la LADDH, représentée par Noureddine Benissad, appellent à la tenue d’assises nationales pour l’alternative démocratique et la souveraineté populaire, le 25 janvier 2020 à Alger.

En prévision de cette rencontre, le PAD lance, par le biais d’un communiqué rendu public hier, un appel solennel à toutes les forces politiques, syndicales, étudiantes, associatives ainsi que les ligues des droits de l’Homme, les personnalités nationales et les organisations de la société civile, qui se reconnaîssent dans ses principes et ses valeurs, «à un sursaut historique à la mesure de la gravité de la situation politique et ses implications, à se mobiliser et à s’engager résolument dans la participation massive à ces assises». Des assises qui constitueront «un jalon majeur sur le chemin du combat du peuple pour la réappropriation de sa souveraineté, la réalisation d’un Etat civil et de droit et pour la consécration de la liberté, la dignité et la justice sociale».
La tenue de ces assises, selon le PAD, vient suite à son rejet du scrutin présidentiel, qu’il qualifie toujours d’«illégitime» et de «coup de force» et de «son prolongement à travers la désignation d’un gouvernement aussi illégitime», écrit-il dans son communiqué.
C’est pourquoi, il estime que «ces assises constitueront une étape de convergence de toutes les forces de l’Alternative démocratique en vue de la tenue d’une conférence nationale indépendante du pouvoir». Réitérant son appel à une large participation, il déclare que la rencontre du 25 janvier sera ouverte «à tous ceux et toutes celles qui adhèrent au projet de l’incontournable transition démocratique et l’impératif historique d’un processus constituant souverain, d’une part, et rejettent, d’autre part, la mascarade de la dernière présidentielle et l’opération politique en cours qui, par le biais de « consultations » et de « révision constitutionnelle », visent à légitimer le pouvoir de fait».
Les partis du PAD estiment qu’il y a «une urgence évidente» à organiser les assises en question, car elles viennent en réponse «aux exigences de millions d’Algériens et d’Algériennes qui expriment, depuis près d’une année, et par une mobilisation sans précédent depuis l’indépendance du pays, leurs aspirations démocratiques et sociales dont la réalisation passe par une rupture radicale avec le régime et son système autoritaire et prédateur».
Rappelant les deux rencontres qu’ils ont organisées durant l’été dernier, soit les 26 juin et 9 septembre 2019, les signataires du communiqué estiment que leur pacte se traduit déjà sur le terrain des luttes démocratiques et sociales. Ils reviennent, par la même occasion, sur le combat qu’ils n’ont eu de cesse de mener et qui se traduit par le passage par une «période de transition». En effet, dit-il, «les revendications d’une transition démocratique entraînant le démantèlement du système honni, ainsi que le recouvrement de la souveraineté
populaire à travers un processus constituant souverain, sont portées par une majorité de notre peuple en lutte contre la continuité du régime. Mais, cette réalité, qui se vérifie chaque vendredi et chaque mardi, et chaque dimanche par nos compatriotes dans l’immigration, doit se traduire sur le plan qualitatif par la cristallisation d’un nouveau rapport de force politique permettant en priorité l’annulation de tous les dispositifs et l’arrêt de tous les actes de répression, la libération définitive de tous les détenus politiques et d’opinion et la levée de toutes les entraves à l’exercice effectif des libertés démocratiques».