Il a suffi d’une « petite pression » des clubs sur la Fédération algérienne de football (FAF), dirigée par Kheireddine Zetchi, pour que celle-ci fasse des concessions sur des dispositions qu’elle a, elle-même, prises il y a quelques semaines !

Lors de la dernière réunion du Bureau fédéral (BF) de lundi dernier, la FAF a décidé que les clubs de Ligue 1 Mobilis et Ligue 2 Mobilis sont autorisés à recruter jusqu’à 4 joueurs durant le mercato, dans la limite des 27 licences qui leur sont dévolues, contre seulement 3 auparavant.  Or, avant cette réunion du BF, des responsables de club ont proposé à la FAF d’autoriser le recrutement de 5 joueurs. Entre le 3 initialement prévu et le 5 proposé, la FAF tranche pour le juste milieu, à savoir 4.
D’autre part, la FAF indique que les clubs de Ligue 1 Mobilis, ayant plus de trois joueurs en équipe nationale A’ en vue du match amical face au Rwanda, le 10 janvier à Tunis, verront leurs rencontres des 16es de finale de la Coupe d’Algérie, prévues les 12 et 13 janvier, reportées à une date ultérieure.
Les 32es de finale de la Coupe d’Algérie se joueront entre le 28 décembre et le 1er janvier 2018 L’équipe nationale A’ entamera, le 7 janvier, soit au lendemain du déroulement de la 16e journée du championnat de Ligue 1 Mobilis, un stage au Centre technique national de Sidi Moussa avant de s’envoler pour Tunis. La FAF qui veut bien jouer le jeu des clubs, commet néanmoins une faute professionnelle, alors que lors du dernier symposium, les recommandations faites par les présents incitaient à l’optimisme.
Avant-hier, les membres du BF n’ont pas pipé mot, du moins sur le plan de la communication, sur ces recommandations censées être étudiées par les responsables actuels de la FAF dans cette première réunion.
Mais les questions qui brûlent les lèvres, juste après les dernières décisions et surtout après cette fameuse réunion du BF de lundi dernier, sont : qu’en est-il de la situation des clubs endettés ?
Qui a payé officiellement ses dettes ? Qui ne l’a pas encore fait ? Et quand est-ce que la FAF va sévir contre les clubs réfractaires ?
Des mises en garde pourquoi ?
Faut-il pour cela rappeler que, pas plus tard que lors de la réunion du Bureau fédéral du mois dernier, il a été décidé que les clubs des Ligues 1 et 2 professionnelles de football, dont le montant des dettes dépasse les 10 millions de dinars, seront interdits de recrutement lors du prochain mercato d’hiver, fixé du 16 décembre au 15 janvier. Encore faut-il rappeler qu’à la veille du début de la saison footballistique 2017-2018, 12 clubs sur les 16 composant la Ligue 1 ont été interdits de recrutement et traduits devant la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) pour dettes impayées envers joueurs et entraîneurs. Plusieurs d’entre eux ont pu régler une partie, ce qui leur avait permis d’engager de nouveaux joueurs.
Par la suite, la FAF a fixé aux clubs réfractaires la date butoir du 15 décembre pour épurer leurs dettes au risque de se voir interdire le recrutement au terme de la phase aller de la compétition. « Si la situation des clubs concernés demeure inchangée, les sanctions prévues par les règlements seront rigoureusement appliquées et peuvent aller jusqu’à la défalcation de points », avait prévenu la FAF.
Le RC Relizane, relégué en Ligue 2 au terme de la saison écoulée, s’était vu défalquer trois points avant le début de l’exercice 2016-2017 pour  n’avoir pas régularisé sa situation.
Mais avec les concessions de la FAF vis-à-vis des présidents de club, alors qu’on est au milieu de la saison, où, il n’y a, pour ainsi dire, aucun enjeu, on se demande vraiment comment réagirait cette instance fédérale lors de son bureau fédéral de la fin de la saison avec tous ces enjeux ?