Le football est une religion. C’est aussi un atout de révolution. Les révolutionnaires algériens l’ont compris et en ont fait une « arme » pour véhiculer la cause algérienne et établir un vrai plan de libération. L’équipe du FLN était un propulseur pour un pays libre. C’était aussi un précurseur pour la sélection d’une Algérie libérée.

Il y avait le Groupe des 6 et celui des 33. Le premier à mis les règles du jeu et le second s’est chargé de porter une offensive finale pour atteindre le but suprême : l’Indépendance. La mémoire, bien que traumatisée par les affres du colonialisme, se rappellera toujours ces héros. Ceux qui ont laissé le confort et le prestige pour repartir de zéro. Ensemble, ils ont formé un team qui ne prisait pas les trophées, les primes où les cimes. Un seul corps qui maniait le ballon dans la même direction : celle de la libération. Une formation porteuse d’espoirs réunissant des footballeurs qui jouaient pour une victoire d’anthologie. Qui réunissait des génies tels, les Soukhane, Bentifour, Mekhloufi et Zitouni. Beaucoup auraient pu jour pour la France lors du Mondial 1958. C’est pour dire qu’ils n’étaient pas des pitres. Là, ce n’est pas un discours d’épîtres. «Cracks» n’est pas une épithète quand on parle de ces hommes là. Des « Hommes» avec un grand « H ». Immense comme le sacrifice consenti pour aider l’Algérie à se débarrasser de l’emprise française et s’en sortir. Ils ont fait partie de ceux qui ont fait entrer l’Algérie dans une autre ère lui permettant de respirer un nouvel air le 5 juillet 1962. Que reste-il de cette brise fraîche 56 ans après ? Vingt de ces valeureux hommes ont rejoint l’au-delà. Treize légendes vivantes sont toujours parmi nous ici-bas. Des dits et redis mélangés à certains non-dits pour raconter un devoir pleinement accompli. Après tout, l’être humain a tendance à garder certaines choses pour lui.
M.T