Par Bouzid Chalabi
Après un premier mouvement de grève de trois jours à la fin du mois de mars dernier, les 29, 30 et 31, sans pour autant déboucher sur un dénouement, le Syndicat autonome des fonctionnaires des Impôts (Safi) récidive par l’annonce d’un autre piquet de grève sous la même forme de trois jours, prévu du 20 au 23 avril 2021. C’est ce qu’annonce le Safi dans un communiqué rendu public hier mercredi. Justifiant ce nouveau débrayage par « le fait que l’ensemble des revendications, basées sur l’accélération de l’application de la loi fondamentale et du système de compensation et la suppression du système fiscal de l’administration publique, afin que les autorités compétentes en la matière puissent prendre des mesures spécifiques au secteur, sont restées jusqu’ici sans réponse favorables », est-il mentionné dans le communiqué Notons qu’un préavis de grève, en date du 11 avril courant, signé par le secrétaire général du syndicat Hamid Bouallag, a été adressé à l’administration générale des Impôts et à d’autres institutions gouvernementales. Dans le préavis de grève, il est clairement indiqué que « dans le cas où nos revendications légitimes ne seraient pas suivies de réponses favorables par le ministère de tutelle et la Direction générale des Impôts, le conseil national déléguera au bureau national de décider d’autres mesures comme le stipule la loi ». Ce qui fait croire que le Safi a, cette fois, décidé de se faire entendre. Manière aussi de faire comprendre que « la situation socioprofessionnelle est déplorable et ne supporte pas de tergiversations », comme l’avait martelé le secrétaire général du Safi dans une conférence de presse le 27 avril 2020. C’est-à-dire à la veille du premier mouvement de grève observé par les employés de l’administration des Impôts à travers tout le territoire national. Toujours lors de sa rencontre avec les représentants des médias, Hamid Bouallag avait précisé que le Safi réclame, entre autres, de faire sortir le secteur des impôts du giron de la Fonction publique ainsi que de meilleures conditions de travail. Il avait de même signifié : « En décembre dernier, le ministère des Finances et la DGI nous avaient promis de répondre positivement à nos doléances. Ce qui nous a poussés à abandonner le mot d’ordre de grève. Or ces promesses n’ont pas été tenues. Cette fois, notre grève aura bel et bien lieu à la date convenue. » Elle a été en effet observée à travers tout le territoire national.
Pour l’heure, tout porte à croire que le Safi reste ferme dans sa prise de décision à moins que d’ici-là, le ministère de tutelle s’assoit à la table des négociations pour arriver à des résolutions en faveur des employés de l’administration des impôts. n