Une fausse note de la Fonction publique met le désordre et la discorde dans l’administration de Bouchemal.

En effet, dans un télex adressé aux directeurs et directrices des inspections de la Fonction publique, le Directeur général de la Fonction publique, B. Bouchemal, met en garde ses subalternes contre « la circulation d’une fausse note, datant du 2 janvier 2017, adressée aux directeurs des inspections de la Fonction publique…». En fait, la fameuse correspondance, une imitation à la perfection comportant le sceau de la Direction générale et ses références, comporte les modalités et les mécanismes d’insertion des diplômés de l’université de formation continue et  leur assimilation au grade d’administrateur. En effet, la note approuve l’équivalence du diplôme d’études universitaires appliquées délivré par l’UFC et sa normalisation au sein du secteur de la Fonction publique au grade susmentionné. La fausse note explique cette nouvelle disposition par sa conformité aux articles du décret exécutif n° 04-08 du 19 janvier 2008, portant statut des fonctionnaires des corps communs des entreprises et des administrations publiques… Pour rappel, la fausse note avait circulé sur la Toile, les réseaux sociaux et même les pages officielles de certains syndicats, dont le Snapap et le Snap… Elle avait même rencontré un engouement certain de la part des principaux concernés et suscité moult espoirs chez eux. La correspondance du patron de la Fonction publique vient ainsi apporter un cinglant démenti quant à l’authenticité de cette correspondance et met ainsi en garde ses directeurs d’inspection contre la prise en considération de cette note. « Cette note n’émane en aucun cas de nos services centraux… c’est un faux… elle comporte un certain nombre d’informations erronées dans le fond et dans la forme… » Le Directeur général de la Fonction publique recommande aux directeurs et directrices des inspections de la Fonction publique de ne pas prendre cas de cette note et de ne se conformer qu’aux dispositions de l’instruction portant modalités d’application du décret exécutif n° 16-280 du 2 novembre 2016, notamment l’alinéa 4 de la page 4. Il leur rappelle de « ne prendre en considération que les correspondances émanant des services centraux, suivant la forme et les voies usuelles et les adresses électroniques de la Direction générale… ». En tout état de cause, une affaire étrange, d’autant que jusqu’à l’heure actuelle aucune plainte contre X n’a été déposée par la Direction générale de la Fonction publique et encore moins l’entame d’une enquête interne au sujet de cette grave affaire.