Les problèmes que rencontrent les investisseurs activant sur la zone industrielle de Draâ Ben Khedda, une dizaine de kilomètres à l’ouest de Tizi Ouzou, ont été au menu d’une rencontre organisée en fin de semaine dernière au complexe culturel et sportif de la ville par la direction de la filiale locale de gestion des zones industrielles et d’activités, relevant du groupe Divindus, établissement public de gestion de ces zones industrielles, au niveau national.

L’éternel problème de l’aménagement (viabilisation) et de la sécurité des sites constitue la principale revendication des opérateurs économiques qui se plaignent de la détérioration des voies d’accès vers leurs structures d’exercice qui manquent aussi d’autres commodités telles que l’alimentation en eau potable insuffisante, problème d’accès au réseau d’assainissement, l’insécurité et la dégradation de l’environnement. Une situation qui met ces zones dans un état de quasi isolement induisant des retards dans l’envoi du courrier. «Il m’arrive d’arrêter mes activités jusqu’à 20 jours au moins, lors des intempéries, à cause des accès coupés», témoigne un opérateur, spécialisé dans la production du matériel médical. Devant l’immensité des tâches à accomplir et de l’insuffisance de ressources financières, Rabah Yermèche, directeur de la filiale de Divindus pour la wilaya de Tizi Ouzou et du délégué du FCE local, ont suggéré à ces investisseurs d’entamer dès lors des démarches leur permettant de se constituer en collectif afin d’agir en commun avec les autorités compétentes pour venir à bout, progressivement, de tous les problèmes entravant leurs activités. «En tout état de cause, et vu les manques financiers pour ces institutions publiques de gestion des dites ZI, la wilaya et la tutelle, nous sommes dans l’obligation de faire, préalablement, un peu de volontariat et d’agir de façon concertée, parce que nous n’avons pas le choix, et ce, pour le bien de tous. Ainsi, avec des sorties sur le terrain, nous aurons à prioriser les tâches les plus urgentes, même si tout urge, me diriez-vous. Mais présentement, la priorité, j’estime, est de dégager, pour vous, des délégués en vue de préparer une rencontre au niveau de la Chambre du commerce où vous aurez à élaborer un planning de points à solutionner dans l’immédiat. De là, nous verrons quelles seraient les capacités que chaque partie pourrait fournir (institutions publiques et opérateurs) en vue d’aboutir vers une issue salutaire», suggéra M. Yermèche, invitant les opérateurs économiques, non seulement des deux ZI de Draâ Ben Khedda, mais aussi de ceux des 13 zones de la wilaya, à privilégier la communication et la gestion participative avec l’ensemble des partenaires publics et privés pour avancer, prévoir et apporter des solutions et ce, pour le bien de tout le monde, en boostant autant que faire se peut l’économie de la région. Logiquement, les opérateurs investisseurs de chaque zone ont l’obligation de s’acquitter d’une quotepart annuelle auprès de l’organisme gestionnaire de ces zones. Or, ces derniers pour s’acquitter de leurs dus, attendent à ce que cet organisme, ou l’administration, accomplisse la viabilisation appropriée des sites et assainisse les lieux en intervenant chaque fois que de besoin. Cependant, dans ce cercle vicieux, l’organisme gestionnaire pourrait être contraint, dans le cas de persistance de cette situation inconfortable et pénalisante pour toutes les parties, de recourir aux services de la justice. Un vrai dilemme que les autorités compétentes doivent dénouer d’urgence en vue d’aboutir à une sérieuse relance de l’économie locale et de l’emploi par le biais de ces zones d’activités qui méritent un meilleur sort.H. A. M