Le pavillon G, où sont exposées quelques marques automobiles et motocycles, est le moins visité de la 28e Foire de la production algérienne, qui prendra fin aujourd’hui, au palais des expositions, la Safex. Les exposants, d’ailleurs, déplorent le manque d’affluence par rapport aux années précédentes. «Lors des précédentes éditions, il y avait grand monde au niveau de notre stand pour connaître nos produits, nos prix… mais, cette année, c’est le calme plat», indique l’une des responsables commerciales de la marque Renault. Elle a tenu à préciser que ce stand n’est pas destiné aux ventes et aux commandes mais pour montrer au grand public la technicité et le savoir-faire de cette marque automobile. Des techniciens et des ingénieurs font des simulations et des démonstrations sur certains équipements pour démontrer la qualité de leur travail aux quelques visiteurs de passage. Au niveau du Baic Industrie, les visiteurs se contentent d’admirer de loin les véhicules rutilants exposés. Cette marque, pourtant, affiche des prix promotionnels à l’occasion de cette Foire et contrairement à Renault, Baic Industrie soumet ses produits à la vente. «A plus de 5 millions de DA un 4+4 ! C’est de la folie. Regardons de loin», murmure l’un des visiteurs à son compagnon, en passant près de ce stand. Les motos et les scooters, par contre, attirent du monde. Au niveau du stand As Motors, il y a un certain engouement. «Nous avons réalisé, depuis le début de la foire, une vingtaine de ventes, de scooters surtout. Pour nous, c’est une bonne prise», confie le responsable marketing de cette marque. Selon ce dernier, la demande sur les scooters en particulier a considérablement augmenté ces dernières années et le secteur a vu l’émergence de plusieurs marques. «Le problème qui se pose, cela dit, c’est la qualité, où plutôt la puissance des engins. Nos jeunes sont inexpérimentés pour ce type d’engins. Il leur faut des moteurs qui ne soient pas de grandes puissances pour éviter les accidents qui sont causés par le manque de maîtrise de nos jeunes», affirme-t-il, en appelant la prévention routière à jouer son rôle de sensibilisation auprès des jeunes, surtout.
Parmi les exposants également au niveau de ce pavillon, les installateurs des systèmes de GPL. Selon eux, le nombre des installateurs connaît une hausse vertigineuse, plus de 500 entreprises en quelques années. La formation sur ce type d’installation fait défaut, pourtant. Elle n’est pas encore enseignée dans la formation professionnelle et ce sont les anciens installeurs qui forment les nouveaux. Ce ne sont pas tous les installeurs, affirment les exposants, qui procèdent de façon professionnelle. «Ce qui les intéresse, c’est de vendre et avoir plus de clients. La qualité des installations et des équipements n’est pas leur préoccupation principale, mettant ainsi la vie des conducteurs en danger», soulignent-ils. Les équipements utilisés, par ailleurs, sont chinois pour la plupart. «La contrefaçon sévit également dans ce domaine. C’est ce qui cause aussi les accidents de la route. Déjà que la demande sur le GPL n’est pas encore au niveau souhaité, la mauvaise qualité de ces produits peuvent décourager les clients et les détourner du GPL», disent-ils, précisant que 300 000 véhicules seulement ont été convertis au GPL durant les 20 dernières années. La culture relative au GPL n’est pas encore bien implantée, constatent-ils, bien que le parc national automobile compte des millions de véhicules.