La 26e édition de la Foire de la production algérienne (FPA) ouvre ses portes aujourd’hui au Palais des expositions de la Safex (Pins-maritimes – Alger), où elle durera jusqu’au 27 décembre.

483 entreprises sont attendues à cette manifestation, avec une forte dominance du privé qui verra la présence à la FPA de 314 exposants, contre 169 du secteur public, indique un communiqué de la Société algérienne des foires et exportations (Safex), précisant que 7 secteurs seront représentés à travers 22 742 m² de superficie globale d’exposition retenue pour la circonstance. Il s’agit des industries manufacturières, militaires, électroniques, électriques et électroménagères, agroalimentaires et emballage, chimiques et pétrochimiques ainsi que l’industrie mécanique, sidérurgique et métallurgique.
L’édition 2017 de la FPA verra également la présence des établissements bancaires et des compagnies d’assurances. Déjà représentée par Renault Algérie Production et Safav-MB (Mercedes-Benz) lors d’éditions précédentes, l’industrie automobile algérienne sera sensiblement renforcée cette année au Palais des expositions de la Safex, à travers l’exposition d’autres gammes assemblées dans les usines opérationnelles sur le territoire national, par l’entremise de Sovac Production (Volkswagen, Seat et Skoda) à Relizane, Tahkout Manufacturing Company (Hyundai), Gloviz (KIA), et Global Motors Industrie (Hyundai trucks & bus). Une participation à la Foire de la production algérienne qui intervient moins d’une semaine après la clôture du Salon de l’automobile et motocycles de l’Ouest (Autowest 2017), dédié également à la production nationale et qui a vu la participation de l’ensemble des entreprises déjà engagées dans l’assemblage automobile local, à l’exception de Sovac Production. Intervenant dans un contexte économique particulier, la FPA 2017 servira donc automatiquement de vitrine grandeur stands à une économie nationale mise devant le défi de se diversifier et de se consolider dans le but de répondre à une demande locale qui compte avec de moins en moins de produits importés depuis la mise en place du mécanisme des licences d’importation dans l’objectif d’alléger la facture des achats algériens de l’étranger. Une démarche qui a toutefois montré ses limites, et ses effets incommodants pour diverses activités industrielles et autres. En témoigne, l’aveu fait dans ce sens avant-hier par le ministre du Commerce Mohamed Benmeradi, qui, à l’occasion, a annoncé la fin des licences d’importation 2018, hormis les importations de véhicules. Mais la diversification et le renforcement de la production ne se limitera pas à servir la seule demande locale. Plus, ce défi, s’il est relevé constituera un pas sûr vers l’exportation de nombreux produits «made in Algeria» autres que les hydrocarbures, toujours outrageusement dominants sur ce registre. D’où d’ailleurs l’intitulé «Economie diversifiée et performance à l’export» choisi pour cette FPA 2017.