Par NAZIM B.
Dans un contexte pré-électoral, le parti du Front de libération nationale (FLN) est traversé par des remous et une guerre de positionnement notamment parmi ses dirigeants.
Le secrétaire général de l’ancien parti unique, Abou Fadhel Baadji, a en effet pris la décision de suspendre la qualité de membres du Bureau politique à trois noms du parti. Il s’agit de Mohamed Alioui, Mahmoud Khadri et Ahmed Benai. Dans la maison du parti, il y aurait une corrélation entre ces mesures de suspension et le processus de confection des listes en vue des élections législatives anticipées de juin prochain. D’autant plus que l’opération bat son plein au niveau des structures locales.
Certaines voix n’évoquent pas moins une nouvelle vague de contestation de l’actuel patron du parti et dont le chef de file ne serait que Mohamed Alioui, désigné en septembre dernier, faut-il le rappeler, au poste de membre du BP chargé des questions du secteur agricole et des organisations professionnelles par le même Baâdji. Cette suspension d’Alioui pose également d’autres interrogations vu que le concerné n’a pas été traduit devant le conseil de discipline du parti.
Mais, pour les connaisseurs des rouages et des intrigues du vieux Front, il ne fait point de doute que cette purge est étroitement liée à la pétition, qui circule déjà depuis plusieurs mois, réclamant la tenue d’une réunion du Comité central contre l’avis de la direction actuelle qui peine visiblement à asseoir la sérénité dans les rangs du parti. La contestation de la direction est d’ailleurs confirmée par Alioui, qui a dénoncé, au sujet de sa suspension, «des mesures arbitraires et injustifiées» de la part de Baadji. Le même Alioui reproche par ailleurs au secrétaire général du parti «son refus d’aller vers un congrès rassembleur en retardant l’installation de la commission nationale pour la préparation du congrès».
Pour Alioui, «le retard dans cette procédure d’installation de ladite commission équivaut à une remise en cause de la légitimité du BP et du CC».