Rien ne va plus à la maison FLN.

Le départ ou pas de Djamel Ould Abbès occupe toujours les discussions et les débats au sein de l’ex-parti unique.
Après avoir certifié de source officielle, via une dépêche de l’APS, que l’épisode d’Ould Abbès à la tête du FLN relève désormais du passé, une information vient secouer ces certitudes et donner une nouvelle lecture à tout ce qui se trame au sein de cette formation. En effet, une déclaration, rendue publique hier et signée par Djamel Ould Abbès en tant que secrétaire général du FLN, explique qu’il « dément » toutes les récentes déclarations concernant sa démission de la tête du parti. Cette sortie, le moins que l’on puisse dire inattendue, met le FLN dans une posture des plus délicates.
Ould Abbès est-il définitivement parti ? Qui veut le maintenir ?
Y a-t-il une guerre autour de sa succession ? La désignation de Mouad Bouchareb pour assurer l’intérim pouvait être conçue pour la fin d’Ould Abbès, mais la sortie d’hier de celui qu’on a présenté comme un ex, donne une toute autre tournure aux événements qui secouent la maison FLN. A cette sortie, deux autres événements confirment que deux ailes se chamaillent et se tirent dans les pattes pour la prise de la tête du parti. En effet, le FLN a annoncé, avant-hier, que le secrétaire général par intérim, Mouad Bouchareb, allait, hier, présider les primaire du parti à Alger pour la désignation de son candidat aux sénatoriales. Bouchareb ne s’est pas présenté, et c’est Mohamed Bouabdellah, chef du groupe parlementaire, qui a supervisé cette opération.
Lors de ses déclarations, Bouabdellah confirme que le secrétaire général Djamel Ould Abbès est certes « malade, mais n’a jamais démissionné de son poste ». Bouabdellah est allé encore plus loin en disant que
« Djamel Ould Abbès ne s’est pas retiré ». Une déclaration lourde de sens et qui atteste la récente sortie d’Ould Abbès infirmant sa démission, donc son départ de la tête du FLN. Avec toute cette cacophonie au sein du FLN, c’est d’abord la décision de son départ qui est remise en cause. Ensuite, c’est une voie ouverte à ses alliés de tenter de le maintenir comme secrétaire général.
Avec cette situation, le risque d’implosion n’est pas écarté, surtout que le parti vient juste de sortir d’un bras de fer avec un de ses militants et président de l’APN, Saïd Bouhadja, qui a tout de même laissé des plumes. Difficile pour le moment d’identifier les deux groupes qui se disputent le secrétariat général du parti, mais tout porte à croire que Mouad Bouchareb fait montre de beaucoup d’ambition.