Le secrétaire général (SG) du Front de Libération national(FLN), Djamel Ould Abbès s’est expliqué longuement, hier, sur la démarche de son parti par rapport à la candidature du président de la République pour un 5e mandat à la tête de l’Etat.

Saisissant la rencontre des responsables de la communication du parti, qu’il a réunis à Hydra (Alger), Djamel Ould Abbès a précisé que «le président de la République n’est pas le candidat du FLN pour la présidentielle de 2019». «Le FLN n’a pas annoncé la candidature du président, mais il lui a juste demandé de poursuivre sa mission de réalisations en réponse à l’appel pressant et insistant des militants et des citoyens», a-t-il soutenu. N’excluant, cependant pas la possibilité d’un cinquième mandat présidentiel à la tête de l’Etat, Ould Abbès a fait observer qu’«en dernier ressort, le dernier mot et la décision finale revient au président de la République». Dans sa mise au point, Ould Abbès n’a cependant pas précisé à qui il s’adressait. Enchainant avec le bilan présidentiel, le patron du FLN a indiqué que le bilan du président est «tellement long et large qu’on lui a consacré une commission nationale pour le recenser». Mais, il ne manquera pas d’évoquer certaines d’entre elles à l’instar des 4 millions de logements réalisés en 20 ans, des 27 000 écoles, ainsi que de la réalisation des lignes de métro et de tramway. Le président de la République, selon le SG du FLN, «doit s’enorgueillir de son bilan puisqu’il a été à l’origine du règlement définitif du problème de l’eau potable pour les habitants d’Oran, grâce au projet Mostaganem, Arzew, Oran et les habitants de Tamanrasset». Sur le plan sécuritaire, «on doit au président le retour de la paix, de la sécurité et de la stabilité du pays», a lancé Ould Abbès non sans rappeler le processus de «la réconciliation nationale». Dans ce cadre, Ould Abbès, qui indiquera avoir été chargé par le président de la République de suivre le dossier des repentis en sa qualité de ministre de la Solidarité, révèlera dans la foulée le rôle de médiateur avec les islamistes joué par l’ancien président Ahmed Ben Bella. Dans le même ordre d’idées, Ould Abbès estime que l’Algérie a «échappé au printemps arabe grâce à la lucidité et à la sagesse du président Bouteflika et à la vigilance des forces de l’ANP». Aussi et à propos de l’amazighité, le patron du FLN demande à reconnaitre que «c’est sous l’ère Bouteflika que Tamazight est devenue langue nationale et officielle». Les femmes ont également bénéficié de «la générosité du président», lance le patron du FLN selon lequel «le nombre de femmes députée est passé de 15 en 1997 à 156 actuellement». La liberté de la presse figure tout autant au palmarès du président de la République : «C’est à l’ère Bouteflika que l’Algérie a compté 170 quotidiens», a-t-il lancé avant d’enchainer : «Le président a aussi été à l’origine de la dépénalisation du délit de presse».