Par Selma Allane
C’était attendu, le FLN déclare son soutien à la révision de la Constitution et fera campagne pour le référendum prévu le 1er novembre prochain.
En marge d’une réunion avec les présidents d’APC et d’APW du parti, son secrétaire général a déclaré que le «Front» soutient le projet d’amendement de la loi fondamentale et mènera une «large campagne de mobilisation» pour un «vote massif» le jour de la consultation populaire. Abou El Fadhl Baadji a affirmé que la révision constitutionnelle «va renforcer les droits et libertés individuelles et collectives», et «consacre le caractère républicain de l’Etat et l’indépendance de la justice». La réunion des P/APC et des élus, chefs des assemblées de wilaya, a fait savoir ce responsable «s’inscrit dans le cadre de cette campagne qui sera menée à l’échelle locale dans toutes les régions où le FLN est présent» au sens où il a encore de l’influence. Selon son secrétaire général, la révision constitutionnelle constitue un marqueur politique important au-delà duquel le FLN entamera sa «mue» afin de se débarrasser des «intrus et corrompus», selon ses propres termes. Des propos pour annoncer que le parti tiendra son prochain congrès après le référendum. «Une fois le référendum tenu, on procédera à la reconstruction et à la réhabilitation du parti par l’organisation d’un congrès inclusif et responsable», a dit M. Baadji. Depuis plusieurs mois, le FLN est associé à la chronique judiciaire et aux révélations qui accompagnent le jugement pour corruption de son ancien patron Djamel Ould Abbès et du parlementaire et ex-vice-chef de l’APN Bahaeddine Tliba, qui a lâché une bombe récemment en révélant le scandale de l’achat au FLN des têtes de liste électorale lors des législatives de 2017.
Autre formation, dont l’ex-chef est en prison pour corruption et autres délits du même genre et qui cherche à se replacer dans l’échiquier politique, le TAJ. Lors d’un congrès extraordinaire tenu vendredi et samedi derniers, Tajamou Amel El Djazaïr (TAJ) a élu comme cheffe, l’ex-ministre de l’Environnement Fatma-Zohra Zerouati et annoncé son soutien au projet de révision constitutionnelle. Dans leur déclaration finale, selon l’APS, les congressistes ont exprimé «leur pleine disponibilité pour la réussite du référendum sur la Constitution qui se tiendra le 1er novembre», «ce tournant qui ouvrira des horizons vers de profondes réformes politiques, économiques et sociales». Dans ce qui semble être une crainte que la prochaine loi électorale ne lui soit pas favorable, la nouvelle direction de TAJ a déclaré souhaiter que «les résultats de la modification de la loi électorale atteignent le niveau des aspirations de la classe politique et répondent aux préoccupations soulevées». <