La commission de discipline du Front de libération national (FLN) a adressé, hier, une convocation au sénateur Abdelwahab Benzaïm. C’est le sénateur qui l’annonce lui-même dans une déclaration publiée sur sa page Facebook.

Précisant qu’il est mis en demeure de se présenter, dimanche prochain, devant les membres de cette commission, le sénateur ne manque pas de dénoncer cette convocation tout en s’en prenant au secrétaire général du parti Djamel Ould Abbès à travers des mots durs.
« Je regrette grandement cette hogra du secrétaire général, son hégémonie ainsi que son régionalisme à travers son instruction pour la mise en branle de la commission de discipline qu’il utilise pour bâillonner ses intègres adversaires», soutient-il. Et d’enchaîner : « Moi, je ne suis pas d’accord avec vous, Monsieur le secrétaire général, dans votre manière de gérer le parti. » Avant d’interroger : « Est-ce que cela veut dire que je dois être exclu du FLN ? » « Je suis membre du comité central du parti comme vous et je suis membre du Conseil de la nation, élu avec 550 voix à bulletin secret», fait-il observer, avant de déplorer le recours du secrétaire général « à des méthodes d’un autre âge » pour gérer le parti.
« Le secrétaire général continue sa rancune, sa vengeance, son esclavagisme et la haine envers un membre du Conseil de la nation ainsi qu’envers les élus », note-t-il. Avant de lancer à l’adresse d’Ould Abbès en le tutoyant : « Moi, je ne vais pas m’incliner devant toi, surtout que tu t’efforces à humilier un membre du Sénat de surcroît élu par ses pairs. »
Et de lancer : « Ton insistance à me faire comparaître devant la commission de discipline est une violation des prérogatives des élus ». Aussi et tout en se moquant secrétaire général du parti, le sénateur rappelle à Djamel Ould Abbès qu’il n’est pas « éternel à la tête du FLN » et l’enjoint de convoquer le comité central dans les plus brefs délais.
« Du moment que vous savez bien programmer des réunions, comme vous l’aviez fait la semaine dernière avec les mouhafed du parti, il serait mieux, pour vous, de programmer la prochaine session du comité central et laisser l’urne trancher sur votre sort », fait-il observer. Avant d’insister : « Vous n’avez pas le choix, vous devez vous soumettre au verdict des urnes». Pour rappel, Abdelwahab Benzaïm avait sévèrement critiqué la ministre Nouria Benghebrit sur les réseaux sociaux, considérant sa décision de radier les enseignants grévistes d’«abusive» et a dénoncé le «refus» du ministère de tutelle de «dialoguer avec les syndicats».
«Personnellement, je refuse le remplacement des enseignants écartés car cela est de nature  à semer la discorde dans le corps enseignant, voire entre les Algériens, en général», avait-il écrit.