Le FLN a donné depuis hier le départ de la campagne électorale pour les législatives 2017 en plaçant, hier, la réunion du BP élargie aux présidents des commissions permanentes et aux 120 mouhafed du parti sous le signe presque exclusif du scrutin du printemps prochain. Son secrétaire général Djamel Ould Abbès n’a pas parlé des dissensions encore persistantes au sein de son parti ni des remous générés par le départ tonitruant de son ex-porte-parole Hocine Khaldoun. Son geste politique de la réunion d’hier a été de faire lire par Sadek Bouguettaya, cacique du Front et membre du Comité central, l’Instruction dite n° 2 fixant les conditions d’éligibilité des militants et cadres du parti au prochain scrutin. Cette réunion est «une réunion historique qui intervient dans une conjoncture décisive non seulement pour le parti mais aussi pour l’Etat algérien ». «Nous sommes le parti au pouvoir. Nous sommes le parti de l’Etat, le parti qui forme l’Etat », s’est exclamé M. Ould Abbès aux yeux de qui la priorité est à la course aux législatives mais pas au règlement des questions internes, marginales, selon lui. Le secrétaire général a indiqué avoir reçu à titre individuel quelque 120 militants de 32 wilayas pour écouter leurs doléances. Dans la majorité des cas, a-t-il informé, les doléances mettent en cause les responsables à différentes échelles du parti. Mais «les problèmes organiques sont reportés après les élections de 2017», a-t-il jugé, en se félicitant que «le Conseil d’Etat a tranché en faveur du 10e congrès du FLN et les structures qui en ont émané». Allusion faite sans doute au groupe d’Abderrahmane Belayat dont l’essentiel des actions, depuis 2013, est de contester le résultat de ce congrès. Il s’est aussi félicité de la vigueur du parti citant nommément nombre d’organisations de la société civile qui ont rallié le FLN à l’image de l’UNPA, l’UNFA, l’Onec, l’Onem, l’Ordre des architectes, des SG de fédération UGTA et des organisations estudiantines.
Pour les législatives d’avril prochain et les locales d’octobre d’après, «les candidatures ne seront plus désignées par les structures centrales du parti. Désormais, la sélection se fait à partir des kasmas ». La procédure de recueil des candidatures commence à la kasma puis elles sont transmises, après approbation et listing établi par des commissions de wilaya, au secrétaire général pour s’assurer de leur concordance avec la réglementation, a rappelé
M. Ould Abbès.