Le Front de libération nationale (FLN) avance à grands pas dans sa préparation pour les législatives du 4 mai prochain. Hier, le patron de cette formation politique, Djamel Ould Abbès, a entamé l’opération des dossiers de candidature pour la députation, à Hydra, siège national du parti.

A cette occasion, il a donné une idée sur l’importance du nombre des postulants pour les prochaines législatives : « 6 200 militants ont d’ores et déjà déposé leurs dossiers de candidature au FLN pour les prochaines élections législatives », a d’entrée lancé Ould Abbès avant de préciser que parmi les postulants figurent « sept anciens ministres », mais sans toutefois les nommer. Selon nos sources, il est question entre autres de Moussa Benhamadi, actuel responsable à la communication du parti, Abdelaziz Ziari, actuellement président de la commission de stratégie électorale, Mohamed Seghir Kara, président de la commission de la communication électorale. Quid des ministres actuellement en postes? « Aucun des ministres actuellement en exercice n’a encore déposé son dossier de candidature », a-t-il lancé. Avant de préciser : « Si un ministre actuellement en exercice veut devenir député, il peut le faire, mais au niveau de sa kasma. » Aussi, et tout en précisant que le délai de dépôt des dossiers a expiré fin janvier, le secrétaire général du FLN a noté qu’une exception pourrait être accordée à ces ministres s’ils ont l’aval du président du parti. Faisant un inventaire des dossiers de candidature en fonction des wilayas, Djamel Ould Abbès a annoncé qu’à Alger, à titre d’exemple, 618 personnes ont déposé leur dossier de candidature, 129 à Tindouf, 300 à Batna et 322 à Tlemcen. Djamel Ould Abbès n’a pas manqué de faire observer que le FLN « n’est pas un parti comme les autres. C’est tout le monde qui veut être candidat sous la bannière de notre parti ». « C’est la preuve que notre parti sortira largement vainqueur de ces législatives et qu’il raflera la majorité des sièges et ce dans la majorité des wilayas », a-t-il enchaîné. « Il faut absolument que nous fassions le meilleur score possible lors de cette élection et que nous sortions avec une majorité très confortable», a-t-il lancé d’un ton sûr. A cette occasion, le premier responsable du parti n’a pas manqué de revenir sur la transparence du processus. « Je rassure les citoyens et surtout les militants que leurs dossiers sont là », a-t-il indiqué, en brandissant les cartons dans lesquels ils étaient rangés. Et de lancer d’un ton ferme : « Au nom du FLN, je m’engage à ce que cela se passe dans la transparence totale. Le choix ne sera pas facile. » Avant de soutenir : «Mais personne ne va nous dicter quoi que ce soit et celui qui porte atteinte au Président ne sera pas avec nous. » S’exprimant par rapport au spectre de l’abstention, Ould Abbès ne montre aucune inquiétude par rapport à ce phénomène : « Le FLN va mobiliser 2 000 jeunes pour une campagne de sensibilisation des citoyens. » Quelle sera leur tâche ? « Leur tâche sera de tenter durant deux semaines de convaincre les citoyens de s’inscrire sur les listes électorales au niveau de leurs communes », a-t-il indiqué. Avant d’estimer : « C’est la première fois qu’il y a une telle transparence dans l’histoire des élections. » Pour rappel, l’opération d’installation des commissions a été lancée le 16 janvier dernier et devra concerner les 120 mouhafadhas et instances transitoires du parti. Quant au dépôt des candidatures au niveau local il s’est clôt le 30 janvier. Les commissions dont les membres n’auront pas le droit de se porter candidats aux élections s’occuperont de « la collecte des dossiers et du tri préliminaire, avant de les envoyer sans classement au secrétaire général du parti », avait indiqué l’instruction d’Ould Abbès. La validation définitive des listes ainsi que le classement des candidats se feront entre le 7 février et le 27 du même moi au niveau central et sera supervisée par le secrétaire général du FLN.n