Les prix de la viande blanche sont passés en l’espace de quarante-huit heures de 250 à 300 DA, voire 320 DA le kilogramme sur les étals des détaillants. Une flambée subite qui a surpris le consommateur déjà épuisé par une mercuriale sans répit pour sa bourse. Devant cette situation, le ministre du Commerce réagit en donnant instruction aux directeurs régionaux et de wilaya de mettre sur le marché les stocks disponibles au niveau des offices. Dans la foulée, le secrétaire général du ministère du Commerce a demandé aux directeurs du commerce régionaux et des wilayas d’intensifier la coordination avec les services agricoles et les représentants des détaillants.
Objectif: «assurer l’approvisionnement du marché de la volaille afin de réguler les prix». Le secrétaire général du ministère du Commerce a en outre demandé aux services locaux de toutes les wilayas de «déterminer les raisons du dysfonctionnement et d’intensifier les opérations de contrôle à cet effet».
La stratégie d’approvisionner le marché de la volaille repose sur la mise à disposition par l’Office national des aliments du bétail (ONAB) d’un stock de 57.000 quintaux de poulet à 250 DA/kg, au niveau des 51 points de vente répartis dans 23 wilayas. Le président des opérateurs de la filière avicole Moumen Kali contacté par Reporters, hier, donne une explication de la tension actuelle sur le marché: «L’offre des producteurs clandestin qui alimentent en grand partie le marché de la vente au détail a chuté. Leurs batteries d’élevage se sont vite vidées après 15 jours de forte demande. Et comme ces éleveurs de l’informel travail selon leur convenance, c’est-à-dire qu’ils ne remplissent leurs batteries qu’en prévision de période de forte demande notamment le mois de ramadhan, autrement dit sans planning de production, ils provoquent une dérégulation du marché. Une situation très vite mise à profit par les patrons de sites d’abattage clandestins imposant de fait leur diktat». Notre locuteur nous a par ailleurs indiqué qu’«il ne faut pas oublier que nous sommes à la veille d’un pic de la demande provoqué par l’approche du 27e jour du mois de ramadhan où les ménages ont pour tradition d’acheter des quantités importantes de poulet. Une tendance qui n’échappe pas aux spéculateurs. Il ne serait pas étonnant avec cette forte demande de voire encore les prix grimper sur les étals», a-t-il soutenu.<