Les recettes fiscales pétrolières de l’Algérie, recouvrées ont atteint 1 415, 1 milliards de dinars (mds DA) durant les huit (8) premiers mois de l’année 2017 contre 1 171 mds DA sur la même période 2016, soit une hausse de près de 21% selon le ministère des Finances, cité par l’APS. La même source ajoute que le déficit du Trésor public a reculé de près de 41% durant la même période.

Les recettes enregistrées du 1er janvier au 31 août de l’année qui s’achève représentent 64,32% des prévisions établies par la loi de finances 2017, soit 2 200 mds DA. Il y a quelques jours, le Directeur général des Impôts, Mustapha Zikra, avait, de son côté, déclaré que la fiscalité pétrolière avait vu ses recettes atteindre les 1 740,1 mds DA pour les 10 premiers mois 2017.
La hausse des recettes de la fiscalité pétrolière est le résultat logique du regain de forme enregistré par les cours pétroliers et qui s’est encore accentuée durant ce dernier trimestre de l’année, avec un baril qui se maintient à un prix moyen de 63 dollars.
Concernant les recettes ordinaires, le département dirigé par Abderrahmane Raouya indique qu’elles se sont chiffrées à 2 966,95 mds DA jusqu’à fin août 2017 contre 2 434,4 mds DA sur les 8 premiers mois de 2016, en hausse de 22%.
Ces chiffres communiqués après recouvrement réel dépassent largement ceux évoqué par le DG des impôts qui a évoqué un montant de 2 672,4 milliards pour les 10 premiers mois 2017, précisant toutefois que pour les prévisions 2017, que l’essentiel de l’argent est représenté par des sommes restant à récupérer par son administration, soit quelque 12 000 milliards de dinars, dont 8 000 milliards de dinars, a-t-il ajouté, sont constitués du fruit des amendes impayées.
Pour revenir aux chiffres du ministère des Finances relatifs aux huit (8) premiers mois 2017, les détails fournis indiquent que les ressources ordinaires effectivement enregistrées sont composées de recettes fiscales ordinaires de 1 801,92 mds DA sur les 8 premiers mois 2017 (contre 1 683,52 mds DA sur la même période de 2016), de recettes ordinaires de 180,95 mds DA (contre 103,32 mds DA), des recettes d’ordres, dons et legs de 27 millions de DA (contre 24 millions de DA) et de recettes exceptionnelles de 984,05 mds DA (contre 647,53 mds DA). Combinées, la fiscalité pétrolière et celles de la fiscalité ordinaire donnent des recettes fiscales globales effectivement réalisées de l’ordre de 4 382,05 mds DA entre janvier et fin août 2017 contre 3 606 mds DA sur la même période de 2016, en hausse de 21,52%.
Ce qui représente 78% des prévisions de la LF 2017 pour les recettes budgétaires de l’ensemble de l’année, c’est-à-dire 5 635,5 mds DA.

Légère hausse des dépenses budgétaires
Pour ce qui est des dépenses budgétaires effectivement engagées entre janvier et fin août 2017, elles se sont établies à 5 127,76 mds DA contre 5 066,82 mds DA sur la même période 2016, soit une légère hausse de 1,2%. Les dépenses d’équipement ont diminué à 1 845,1 mds DA (contre 1 885,15 mds DA) alors que les dépenses de fonctionnement ont grimpé à 3 282,65 mds DA (contre 3 181,66 mds DA).
Pour rappel, la LF 2017 avait prévu des dépenses budgétaires de 6 883,2 mds DA (dépenses de fonctionnement de 4 591,8 mds DA et dépenses d’équipement de 2 291,3 mds DA). Le taux de réalisation a ainsi été de 74,5% jusqu’à fin août 2017.
Pour ce qui est du solde du Trésor public, son déficit a fortement diminué sur les 8 premiers mois de l’année en cours comparativement à la même période de l’année précédente, s’établissant à 917,85 mds DA contre un déficit 1 552,56 mds DA sur la même période de 2016, en baisse de 40,88%.
La LF 2017 a tablé sur un déficit du Trésor public de 1 297 mds DA sur les 12 mois de l’année.