Par Feriel Nourine
La nouvelle loi sur l’investissement se fait toujours désirer chez les opérateurs et autres acteurs de la sphère économique.
Encore au stade de projet, le nouveau texte tarde à sortir de chez le Gouvernement dans une mouture accomplie qui permettrait son adoption en Conseil des ministres, puis son passage devant les juridictions habilitées à le rendre officiel et effectif. Mais les retouches et les compléments attendus au niveau des plus hautes sphères n’ont visiblement pas besoin de beaucoup de temps pour être introduites dans la mouture présentée dimanche dernier.
C’est en tous les cas ce que laisse entendre la programmation d’une autre réunion du genre quatre à jours après, c’est-à-dire aujourd’hui. Ce qui signifie aussi que les départements auxquels a échu la mission de préparer et de soumettre l’avant-projet de loi portant sur la promotion de l’investissement ont bénéficié d’une petite rallonge temporelle supplémentaire, mais qu’ils n’auront plus droit aux prolongations pour présenter leur travail.
Le temps presse et les opérateurs économiques s’impatientent de voir enfin de quelles mesures incitatives à l’investissement sera faite une loi, appelée à faire oublier les mésaventures vécues sous l’ère de la législation de 2016. Période durant laquelle, les pratiques bureaucratiques qui avaient réussi à faire reculer dans ses derniers retranchements l’acte réel et sincère d’investir, non sans ouvrir la voie à des projets montés sur le socle du bricolage et de la corruption, ne tardant pas à montrer leurs limites en matière de création de richesses et d’apport au développement économique du pays.
Les investisseurs ne sont pas seuls à attendre la nouvelle loi. L’ensemble des citoyens, quelle que soit leur sphère d’évolution, attendent un nouveau cadre régissant l’investissement et apte à provoquer le renouveau économique promis par les pouvoirs publics pour cette année 2022 qui a déjà consommé près de la moitié de ses 12 mois.