Par Salim Benour
Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a reçu mardi dernier à Alger, le directeur du Bureau régional du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), Waleed Addas, avec lequel il a évoqué les moyens permettant la consolidation de la coopération entre les deux parties, indique un communiqué du ministère.
Au cours de cette rencontre, qui s’est déroulée au niveau du siège du ministère, les deux responsables ont «convenu de travailler sur l’élaboration d’un programme pluriannuel de coopération entre l’Algérie et la BID, non seulement le domaine financier et bancaire, mais également une panoplie de secteurs économiques». La coopération entre l’Algérie et le Groupe de la BID «est basée, pour l’heure, principalement sur des appuis techniques et un partage de meilleures pratiques dans des domaines clés de développement», rappelle-t-on. Notamment, en matière de finance islamique que l’Algérie entend généraliser depuis son lancement en juillet 2020, considérant qu’il s’agit d’un marché porteur et attractif dans un contexte socio-religieux comme le nôtre. M. Raouya a invité, dans ce cadre, le représentant de la BID à «intensifier l’appui de son institution pour partager avec l’Algérie les bonnes expériences et lui assurer un transfert de connaissances, garant d’une collaboration plus dense».
Pour sa part, M. Addas, et tout en réitérant «la disponibilité de son institution à accompagner l’Algérie dans son programme de développement et à faire face aux défis induits par les crises sanitaire et économique frappant l’économie mondiale», a fait part des programmes engagés par la BID pour accompagner ses pays membres, au regard des évolutions récentes sur la scène internationale.
La Banque islamique de développement est en service depuis la date de sa création en 1973. Son siège est à Djeddah en Arabie Saoudite. L’Algérie détient 2,54% de son capital derrière le Nigeria et l’Egypte (7%) ; loin de l’Arabie saoudite (23,5%) mais ne bénéficie pas suffisamment encore de ses financements nombreux en Afrique, notamment au Maroc. Avec 0,51 % de parts, ce pays voisin qui accueille un des quatre bureaux régionaux de la BID en Afrique (Le Caire, Abuja et Dakar) est classé deuxième bénéficiaire (pas moins 7 milliards de dollars de financements cumulés à fin 2019 depuis son adhésion à la Banque en 1974. Le premier bénéficiaire est l’Égypte (12,16 milliards de dollars), loin devant le Nigeria (1,6 milliard) et l’Algérie (3 milliards). <