Le HCI met la main sur le dossier et propose la création d’une instance légale de coopération avec la Banque d’Algérie. Mercredi dernier, à l’issue d’une session ordinaire, Le Haut-Conseil Islamique (HCI) a donné son feu vert à la généralisation de la finance islamique en Algérie.

« Après une étude exhaustive et minutieuse de ses divers aspects légaux et économiques ainsi que la situation actuelle des banques, les membres du HCI ont salué les décisions prises par l’Etat contenues dans le programme du gouvernement », indique un communiqué du HCI. « Compte tenu de la demande accrue de la part des citoyens et des opérateurs économiques pour la disponibilité des produits financiers et monétaires compatibles avec les règles de la charia islamique, les membres du HCI voient dans la finance islamique la solution idoine pour répondre à ces aspirations et une contribution à la fortification du système monétaire algérien, ainsi qu’une participation avec les autres organismes financiers au développement du pays », ajoute le communiqué. Les membres du HCI considèrent que « les opérations financières islamiques sont dépourvues de tout intérêt usuraire et que le système financier islamique est conforme avec les règles et les principes de la jurisprudence islamique », lit-on encore dans ce document. Par ailleurs, les membres du HCI se sont penchés sur les opérations financières qui ont cours dans le marché de la Bourse et ont mis l’accent sur la nécessité de hâter la mise en place de la structure propice à l’émission des soukouk islamiques qui constituent une alternative légale aux bons de caisse traditionnels. Ils proposent la « création d’un organisme légal supérieur » auprès du HCI qui coopérera avec la Banque centrale en ce qui concerne les opérations financières. Pour rappel, le HCI a été saisi pour rendre un avis sur la finance islamique par l’Association des banques et des établissements financiers (Abef). Son président, Boualem Djebbar, a indiqué de son côté qu’un « Board Committee » sera créé à propos de ce dossier et qu’elle s’est dessaisi de l’affaire pour éviter tout conflit d’intérêt.