Le passage de la finance conventionnelle à la finance islamique n’est pas une mince affaire,  il faut répondre à certaines conditions pour sa mise en œuvre. Faut-il encore que le volet législatif soit clairement élaboré. Autant de paramètres qui ont été soulevés à l’occasion de la tenue du premier symposium algérien de l’assurance et de la finance islamiques qui se tient au Palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger).

Invité à prendre la parole à propos de ces paramètres, Mohamed Gobi, directeur de la réglementation et du crédit bancaire auprès de la Banque d’Algérie, a rappelé que le dispositif du financement participatif devrait être mis en place seulement après un complément de textes de loi. « Pour ce faire, la Banque d’Algérie a adopté une méthodologie qui repose sur trois critères», a-t-il fait savoir. Ce sont : «une large consultation dans l’élaboration des textes, la graduation de leur application et enfin l’inclusion de l’ensemble des acteurs sociaux et économiques», a détaillé non sans reconnaître que « c’est une démarche de longue haleine, car le financement participatif exige un règlement spécifique ». Toujours à propos de ce règlement spécifique, le président de l’ABEF, Boualem Djebbar, a précisé que sa mise en œuvre interviendra après sa publication sur le «Journal Officiel». Comme il a tenu à faire savoir qu’au niveau de la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR), dont il est le premier responsable : « On s’affaire à mettre en place un guichet entièrement dédié à la finance participative. » Non sans préciser que dans un premier temps un guichet sera opérationnel dans chaque wilaya du pays ». Et d’ajouter dans ce sens : « Un comité d’audit sera chargé de superviser toutes les opérations de financement participatif ». Concernant les produits que compte lancer la BADR, Boualem Charef a indiqué : «Compte tenu que notre clientèle est de divers horizons professionnels, nous avons décidé d’adopter nos produits de la finance islamique avec les besoins propres à chaque profession de nos clients ». A propos des produits comme celui de la « moumarassa », il a affirmé que cela va demander encore beaucoup de temps pour les proposer à notre clientèle ». Autre intervention inscrite au programme des conférences de la première journée du symposium, celle de Mohamed Hideur, représentant de la Cnep. Ce dernier a, d’emblée, avancé que sa banque se prépare pour la mise en place des produits du financement exclusif au logement où la construction d’habitation ». Ce dernier a, par ailleurs, estimé que le financement participatif « va grandement contribuer à l’effort de construction de logement dans le pays ». Le patron de la Bourse d’Alger, Yazid Benmouhoub, s’est, quant à lui, prononcé sur la relation de la Bourse avec les « sukuk ». Et de signaler à ce sujet que ces titres « sont un levier pour le développement des entreprises en quête de financement de leurs projets d’investissement».
Le professeur et docteur Mohamed Boudjellal, membre du Haut-conseil islamique, cheville ouvrière du symposium, qui présidait un panel autour du thème « Etat des lieux de la Banque islamique en Algérie », a pour sa part indiqué l’intérêt de la mise en place de produits de la finance islamique sur la place financière du pays. Notons que ce dernier s’est dit ne pas comprendre pourquoi « les pouvoirs publics préfèrent parler de produits de la finance participative au lieu de produits de la finance islamique ». Et de rappeler dans ce sens, « partout ailleurs, citant en exemple le FMI, et dans de nombreux lexiques de documents officiels, il est mentionné finance islamique ».
Rappelons qu’au programme, aujourd’hui, le professeur Alexis, grand spécialiste de la finance islamique, donnera une conférence sur le thème «Inclusion financière ». Elle sera suivipar la présentation d’une étude sur les expériences de la finance islamique de par le monde.n Par Bouzid Chalabi
Invité à prendre la parole à propos de ces paramètres, Mohamed Gobi, directeur de la réglementation et du crédit bancaire auprès de la Banque d’Algérie, a rappelé que le dispositif du financement participatif devrait être mis en place seulement après un complément de textes de loi. « Pour ce faire, la Banque d’Algérie a adopté une méthodologie qui repose sur trois critères», a-t-il fait savoir. Ce sont : «une large consultation dans l’élaboration des textes, la graduation de leur application et enfin l’inclusion de l’ensemble des acteurs sociaux et économiques», a détaillé non sans reconnaître que « c’est une démarche de longue haleine, car le financement participatif exige un règlement spécifique ». Toujours à propos de ce règlement spécifique, le président de l’ABEF, Boualem Djebbar, a précisé que sa mise en œuvre interviendra après sa publication sur le «Journal Officiel». Comme il a tenu à faire savoir qu’au niveau de la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR), dont il est le premier responsable : « On s’affaire à mettre en place un guichet entièrement dédié à la finance participative. » Non sans préciser que dans un premier temps un guichet sera opérationnel dans chaque wilaya du pays ». Et d’ajouter dans ce sens : « Un comité d’audit sera chargé de superviser toutes les opérations de financement participatif ». Concernant les produits que compte lancer la BADR, Boualem Charef a indiqué : «Compte tenu que notre clientèle est de divers horizons professionnels, nous avons décidé d’adopter nos produits de la finance islamique avec les besoins propres à chaque profession de nos clients ». A propos des produits comme celui de la « moumarassa », il a affirmé que cela va demander encore beaucoup de temps pour les proposer à notre clientèle ». Autre intervention inscrite au programme des conférences de la première journée du symposium, celle de Mohamed Hideur, représentant de la Cnep. Ce dernier a, d’emblée, avancé que sa banque se prépare pour la mise en place des produits du financement exclusif au logement où la construction d’habitation ». Ce dernier a, par ailleurs, estimé que le financement participatif « va grandement contribuer à l’effort de construction de logement dans le pays ». Le patron de la Bourse d’Alger, Yazid Benmouhoub, s’est, quant à lui, prononcé sur la relation de la Bourse avec les « sukuk ». Et de signaler à ce sujet que ces titres « sont un levier pour le développement des entreprises en quête de financement de leurs projets d’investissement».
Le professeur et docteur Mohamed Boudjellal, membre du Haut-conseil islamique, cheville ouvrière du symposium, qui présidait un panel autour du thème « Etat des lieux de la Banque islamique en Algérie », a pour sa part indiqué l’intérêt de la mise en place de produits de la finance islamique sur la place financière du pays. Notons que ce dernier s’est dit ne pas comprendre pourquoi « les pouvoirs publics préfèrent parler de produits de la finance participative au lieu de produits de la finance islamique ». Et de rappeler dans ce sens, « partout ailleurs, citant en exemple le FMI, et dans de nombreux lexiques de documents officiels, il est mentionné finance islamique ».
Rappelons qu’au programme, aujourd’hui, le professeur Alexis, grand spécialiste de la finance islamique, donnera une conférence sur le thème «Inclusion financière ». Elle sera suivipar la présentation d’une étude sur les expériences de la finance islamique de par le monde.