Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural vient de démentir toute augmentation du prix du lait contrairement aux affirmations, faites jeudi dernier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, par le président du Comité interprofessionnel du lait (ONIL).

Ce dernier a été même qualifié « d’irresponsable ». « Non, il ne va y avoir aucune augmentation des prix du lait en 2017. Je suis catégorique sur ce point, quelle que soit la mesure prise en interne par les entreprises (les laiteries) en ce qui concerne l’emballage. Il s’agit d’abord d’un problème de marketing et d’innovation qui touche la stratégie d’entreprise », a, en effet, précisé Abdesselam Chelghoum, samedi dernier, dans un entretien à TSA. C’est à ces entreprises, selon lui, de faire leurs calculs concernant le lait subventionné, c’est-à-dire le sachet de 25 DA. « Qu’ils le mettent dans une bouteille en verre, dans du Tetrapack ou dans une bouteille en or, il y a obligation pour ceux qui souscrivent à la démarche des autorités de vendre le litre de lait à 25 DA, peu importe l’emballage », a tonné le ministre de l’Agriculture. Pour lui, changer l’emballage est le souhait des autorités en conformité au dispositif de régulation en rapport au plastique. « Mais, a-t-il soutenu, chaque entreprise doit faire ses calculs. Cela entre dans le cadre du développement de l’entreprise, de son investissement, de sa stratégie d’innovation et de marketing. Cela n’a rien à voir ni avec le ministère (de l’Agriculture) ni avec les autorités publiques. « Pour les autorités, je le répète, le litre de lait est à 25 DA et restera à ce prix en 2017 », a insisté Abdesselam Chelghoum. De quoi rassurer les ménages déjà mis à rude épreuve par la cherté de la vie. « Le changement du type d’emballage va induire obligatoirement une augmentation de prix. Si nous voulons changer cet emballage, nous devons payer un peu plus cher le lait, c’est-à-dire de 5 à 8 DA de plus par litre. C’est le coût de l’Eliopack, le Tetrapack coûte encore plus cher », avait, pour rappel, affirmé Mahmoud Benchakor, président du comité interprofessionnel du lait. Ainsi, dire que le prix du litre de lait subventionné allait être cédé entre 30 et 33 dinars à partir de mars prochain, une fois que l’emballage-sachet aura été remplacé par un emballage-carton. « C’est une manipulation ou bien une mauvaise interprétation par rapport à des déclarations d’une personne que je considère comme irresponsable. Car, quand on dit qu’au mois de mars il y aura une augmentation, cela veut dire que c’est fait à dessein. Ce n’est ni une voix autorisée ni une voix officielle. C’est un privé qui a parlé. D’ailleurs, on ne lui reconnaît pas cette casquette. Il y a beaucoup de présidents qui sont spécialisés dans la philosophie agricole, mais pas dans le développement de l’agriculture. Que chacun prenne ses responsabilités dans une conjoncture pareille », a tonné le ministre de l’Agriculture. A la question de savoir si des laiteries pourront supporter le coût, Abdesselam Chelghoum s’est également montré aussi clair que catégorique. Il a affirmé que c’est leur problème. « Ce n’est pas le nôtre. Nous avons des centaines de laiteries qui nous demandent d’être associées à ce dispositif de régulation. Celui qui ne peut pas supporter, il n’a qu’à quitter la scène. Il n’a pas à faire des déclarations de ce genre », a averti Abdesselam Chelghoum.