L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a fait savoir, dans un communiqué jeudi dernier, que les importations en blé tendre durant l’année 2019 ont diminué de 18% en quantité et de 16,33% en valeur. L’Office indique également qu’il n’a conclu, durant l’année écoulée, aucun contrat d’importation d’orge destiné au bétail « depuis février 2019 » précisément. Le stock disponible permet de couvrir les besoins de ce produit jusqu’à la prochaine campagne, ajoute la même source.
L’OAIC informe, par ailleurs, qu’en ce qui concerne le blé dur, il n’a pas fait appel au marché international « depuis le mois d’avril 2019 » et que, compte tenu des disponibilités du produit national, il continue à «assurer l’approvisionnement des unités de transformation jusqu’aux moissons 2020. Il explique que ce bilan, plutôt rassurant, résulte d’une campagne céréalière 2018-2019 qui a permis un niveau de collecte « historique » estimé à 27 millions de quintaux, dont plus de 20,2 millions de quintaux de blé dur, 3,6 millions de quintaux d’orge et 3,3 millions de quintaux de blé tendre.
Une performance qui, ajoutée aux « mesures de rationalisation des importations », a permis d’épargner au Trésor public une facture d’importation « de plus de 1 milliard de dollars ». « Ce résultat, jamais réalisé auparavant, est le fruit des efforts des centaines de milliers de producteurs et de techniciens, tous mobilisés pour relever le défi de renforcement de la sécurité alimentaire du pays et de contribution à la diversification de l’économie nationale », déclare l’OAIC dans son communiqué. Ce résultat, souligne l’Office, s’inscrit dans une stratégie « basée sur l’exploitation des potentialités qu’offre le Sud du pays et les Hauts-Plateaux » et sur la mise en place « d’un système national de lutte contre le gaspillage » qui occasionne des « pertes en devises estimées à plus de 350 millions de dollars/an ».
Qu’en sera-t-il de la saison 2020-2021 ? L’OAIC évoque de « nouveaux besoins » dictés par le climat et la très faible pluviométrie « dans les zones d’élevage », notamment, et qui le contraint à « puiser dans ses stocks et recourir à l’importation d’orge pour assurer la soudure avec la prochaine campagne moissons-battages ». Afin de préserver ces zones d’élevage, « des mesures d’encadrement et d’optimisation de la gestion de ces zones sont d’ailleurs en cours de mise en place en concertation avec les professionnels, et ce, afin d’arriver à un système d’exploitation durable de ces parcours et éviter leur dégradation », ajoute la même source.
Cet apport supplémentaire tient également compte de la prise en charge des nouveaux besoins des cheptels camelin et caprin au vue de leur développement et de l’importance qu’ils représentent notamment dans les wilayas frontalières du Sud du pays. Pour rappel, de nouveaux points de vente et distribution d’orge subventionnée ont été ouverts récemment à In Salah, Tindouf, Timimoun, Bordj Badji Mokhtar et Tarat afin de faciliter l’accès aux éleveurs. n