Une audition de l’ancien N.2 de la FIFA, Jérôme Valcke, prévue jeudi dernbà Berne, a été annulée en raison des restrictions de déplacement imposées par la crise du coronavirus, a appris l’AFP auprès de l’ex-secrétaire général suspendu.
« L’audition n’a pas eu lieu en raison de la situation du Covid. Il n’y a pas de nouvelle date fixée », a indiqué Jérôme Valcke, interrogé par l’AFP. Résidant en Catalogne, M. Valcke n’a pu se rendre en Suisse, où les voyageurs arrivant d’Espagne sont soumis à une quarantaine. L’ancien journaliste de la chaîne française Canal+, suspendu 10 ans pour des faits distincts de corruption, était convoqué par le procureur Thomas Hildbrand dans le cadre d’une procédure pénale visant également l’ancien président de la Fifa Sepp Blatter ainsi que l’ex-directeur financier, l’Allemand Markus Kattner.

Al-Khelaifi et l’« instigation à la gestion déloyale »
Les trois hommes sont soupçonnés de « gestion déloyale ». M. Blatter a répondu aux questions du procureur jeudi dernier, a-t-il indiqué à l’AFP. Cette nouvelle enquête ouverte en juin dernier porte sur l’octroi d’un prêt de 850.000 euros « sans intérêt ni garantie » d’un million de dollars par la Fifa à la Fédération de football de Trinité-et-Tobago, alors sous le contrôle du sulfureux Jack Warner.
Radié à vie par la justice interne de la FIFA, M. Warner a été inculpé pour corruption par la justice américaine. Ce nouveau volet ne figurait pas dans l’enquête visant M. Blatter lors de l’ouverture d’une procédure pénale à son encontre, en septembre 2015. Valcke est de nouveau convoqué prochainement en Suisse où il doit être jugé à partir du 14 septembre par le tribunal pénal fédéral de Bellinzone pour « gestion déloyale aggravée » et « corruption passive » dans le cadre de l’octroi à BeIN Media des droits des Coupes du monde 2026 et 2030. Le Qatari Nasser Al-Khelaifi, président du PSG et dirigeant de BeIN, doit, lui, comparaître pour «instigation à la gestion déloyale» dans cette même procédure.