Plus de 24 millions d’Algériens sont inscrits sur le fichier électoral, a fait savoir, hier, le directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Abdelmalek Sedini, précisant que la révision des listes, qui s’est déroulée du 23 janvier au 6 février, a vu ce fichier accueillir 100 000 nouveaux inscrits. «L’Algérie compte un corps électoral de plus de 24 millions d’inscrits, dont 100 000 nouveaux, sur le fichier électoral national, suite à la l’opération de révision des listes qui s’est déroulée du 23 janvier au 6 février 2019», a indiqué M. Sedini lors de son passage à l’émission L’invité de la Chaîne III. Il a ajouté que le corps électoral a connu une «légère baisse» chez la communauté algérienne établie à l’étranger, passant de
925 000 à 914 000 électeurs. Un recul généré par les «opérations d’assainissement des listes», a-t-il justifié. Le représentant du ministère de l’Intérieur n’a toutefois pas livré le nombre total des Algériens ayant atteint l’âge légal de s’inscrire sur le fichier électoral depuis les dernières élections organisées dans le pays, à savoir les locales de novembre dernier. Des indications chiffrées dans ce sens permettraient sans doute de jauger l’attitude vis-à-vis de l’acte de voter chez ces derniers. Concernant les prétendants à la candidature à la présidentielle, M. Sedini a fait savoir qu’ils sont 189 à avoir retiré les formulaires de souscription, estimant qu’il est «prématuré» de parler de candidatures tant qu’elles ne sont pas validées par le Conseil constitutionnel. Pour rappel, l’opération de dépôt des dossiers de déclaration de candidature à la présidentielle du 18 avril 2018 s’achèvera le 3 mars. Interrogé sur la carte électorale actuelle, issue de la révision du fichier électoral d’octobre 2018, l’invité de la Chaîne III a indiqué qu’il y a plus de 13 144 centres de vote, dont 676 nouveaux, et 60 839 bureaux de vote, dont 5 049 nouveaux. «Il y aura certainement des changements après la révision exceptionnelle du fichier électoral», a-t-il précisé. En outre, quelque 560 000 agents seront mobilisés pour assurer l’encadrement de l’opération électorale, et plus de 4 700 salles et infrastructures seront réquisitionnées à travers le territoire national pour les besoins de la campagne électorale qui débutera le 24 mars 2019. M. Sedini s’est également exprimé sur le projet de numérisation de la carte électorale. «L’opération est en cours», a-t-il affirmé, ajoutant que juste après scrutin du 18 avril, il y aura «le développement d’un système d’information intégré et connecté avec le système d’état civil et les différentes données pour aboutir à une carte électorale numérisée et une gestion automatisée du fichier électoral». Le directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a également indiqué que des observateurs internationaux seront présents en Algérie à l’occasion de l’élection présidentielle, précisant que plusieurs organisations internationales ont été sollicitées à cet effet. Pour ce qui est des marches qui ont marqué plusieurs régions du pays, il dira : «Quand on parle de campagne électorale, ce n’est pas uniquement des meetings ou des rencontres dans des salles fermées. Il y a plein d’activités dans le cadre de cette campagne. Il y a ce qu’on appelle une ambiance électorale qui commence à s’exprimer à travers les différentes activités qu’on est en train de voir avant même le début de la campagne électorale.
Cela prouve qu’il y a un engouement pour la prochaine consultation électorale. Un engouement populaire à la fois au niveau des réseaux sociaux, lors des différentes rencontres qui sont organisées par les partis politiques à l’approche de cette consultation, et différentes déclarations. Il y a une ambiance de période électorale, assez dense pour ce rendez-vous électoral.»<