Par Hamid Bellagha
Pour une banque, la garantie d’un prêt est une condition sine qua none pour l’homologation d’un crédit. L’investisseur, de son côté, prône une meilleure souplesse et voudrait aussi des garanties. Ils en ont rêvé tous les deux, le Fgar l’a fait. Cet outil indispensable à tout crédit existe pourtant depuis 2002, mais n’a jamais eu le… crédit qu’il méritait en tant que facilitateur des financements bancaires.
L’objectif essentiel du Fgar est d’assister l’accès aux engagements bancaires à moyen terme, afin de soutenir le démarrage et l’expansion des PME en abandonnant des garanties de crédits aux banques commerciales, pour parachever le montage financier de projets d’entreprises.
A l’occasion de la promulgation du nouveau code de l’investissement, le Fgar retrouve une garantie, un crédit, auprès des institutions bancaires et des investisseurs, PME en tête, vingt ans après sa création.
Les pouvoirs publics ont pour rôle de procéder à la mise en place des mécaniques de soutien, spécialisés dans le domaine des cautions financières, à l’instar du Fgar et d’autres organismes qui soutiennent l’accès des investisseurs aux crédits bancaires.
Tout cela pourrait découler d’un instrument somme toute normal qui mettrait à l’aise aussi bien la banque que l’investisseur local ou étranger. Mais l’ignorance, ou la méconnaissance, d’un dispositif comme le Fgar faisait que la confiance, principal article d’un contrat, était rarement au rendez-vous.
Le nouveau code des investissements, excellemment accueilli par les spécialistes et les chefs d’entreprise, promet donc de remettre au goût du jour tous les instruments qui existaient auparavant, comme le fonds de garantie et le guichet unique, mais qui étaient mis de côté par les décideurs pour des raisons extra économiques.
La caution financière qui constituait le fondement de la relation banques-clients résolue, l’octroi de crédits aux PME est donc devenu, ou va devenir, plus élémentaire. Un protocole de partenariat, d’ailleurs, a été parachevé lors de la conférence consacrée entre le Fgar et la compagnie algéro-saoudienne Asicom en vue de guider les PME dans le financement de leurs idées.
Les contours du nouveau code étant maintenant actés, il reste à l’administration de se délester de ses entraves bureaucratiques pour concrétiser sur le terrain financier et économique les nouvelles donnes des investissements.