Le Front des forces socialistes (FFS) réunira, demain vendredi à Alger, son conseil national en session extraordinaire. Deux points sont inscrits à l’ordre du jour de cette session, l’analyse de la situation politique, mais surtout la définition de la stratégie électorale du parti pour les législatives à venir.

Cette stratégie devra être déclinée en démarche idoine à même de permettre à cette formation politique de prendre langue avec les différents acteurs de la société. Et pour cause. Le FFS, selon son premier responsable, n’ambitionne pas d’avoir des sièges de députation dans la future Assemblée nationale. « À travers notre participation, nous ne visons nullement à gagner des sièges. Notre objectif est de garder la possibilité de maintenir le contact avec les citoyens, la sphère syndicale et associative pour pouvoir ainsi véhiculer et faire parvenir la voix du consensus national au peuple. Nous comptons y parvenir en exploitant tous les espaces qu’offrira la campagne électorale durant laquelle nous comptons imposer un discours alternatif », a expliqué à ce propos le premier secrétaire national du FFS, Abdelmalek Bouchafa, la semaine dernière à Tizi Ouzou. Bouchafa n’a pas manqué d’appeler les militants de sa formation politique à se mobiliser pour faire de la participation du FFS aux prochaines élections législatives une réussite totale. Comme il leur a demandé d’occuper tous les espaces mis à leur disposition dans le cadre de la campagne électorale. A ce propos, Abdelmalek Bouchafa a soutenu que le FFS usera de tous les moyens pacifiques pour imposer un discours politique autre que ce qui est en vogue, qui prônera le dialogue, l’éthique et l’acceptation de l’autre. Le FFS, comme en 2012, dit œuvrer à préserver la stabilité du pays en travaillant pour un changement en douceur. Aux yeux de cette formation politique, ce changement ne peut être provoqué qu’à travers un « dialogue constructif afin d’aboutir à une sortie de crise consensuelle de tous les acteurs de la société ». C’est dans cette optique d’ailleurs que cette formation politique ne rate plus aucune occasion de mettre en avant la nécessité de reconstruire le consensus national. Le FFS ne perd donc pas espoir d’arriver à mettre en œuvre ce consensus national qu’il dit vouloir porter à la connaissance des différents acteurs de la société à l’occasion de la campagne pour les prochaines législatives.