PAR NAZIM B.
Le Front des forces socialistes (FFS) a franchi une nouvelle étape dans la préparation de son 6e congrès prévu les 8, 9 et 10 décembre prochain. Le plan global de déroulement de ce congrès ordinaire a été adopté vendredi par le Conseil national du parti qui s’est réuni en session extraordinaire.
«Conformément aux textes réglementaires qui régissent le fonctionnement du parti, l’instance présidentielle du FFS a convoqué cette session extraordinaire de notre conseil national. Comme vous le savez, la rencontre d’aujourd’hui se veut être l’ultime étape du long processus qui prépare l’organisation de notre 6e congrès national ordinaire», a affirmé, à l’ouverture de cette rencontre, Hakim Belahcel, membre de l’Instance présidentielle.
«Il s’agira donc, aujourd’hui, de procéder à l’adoption du plan final du déroulement de ces assises qui sont considérées à juste titre comme extrêmement déterminantes pour la pérennité de notre cher parti», a-t-il souligné. Relevant avoir «tant attendu ce moment historique au sein du FFS», considérant que «contre vents et marées, contre les aléas de nos insuffisances et à contre-courant de certains obstacles, nous avons réussi à relever le défi».
Exprimant la «reconnaissance» de l’Instance présidentielle à la Commission nationale de préparation du congrès (CPCN) «malgré les contraintes opposées à l’exercice politique en Algérie de manière générale», Hakim Belahcel a exhorté la même CPCN à faire «un travail de fond pour produire des avant-projets de résolutions, dignes des aspirations populaires et qui traduisent parfaitement les recommandations de la dernière conférence nationale de l’audit».
Il a mis en avant, dans ce sens, «l’attachement de nos militantes et militants au respect des pratiques éthique, collégiale et consensuelle dans l’exercice de la responsabilité politique au sein du FFS», évoquant «la nécessité de faire du prochain congrès national ordinaire, un moment historique, fondateur d’un projet politique global, fidèle à nos valeurs fondamentales et porteur de vecteurs du changement démocratique pour notre pays».
A noter que si la direction du parti a opté pour le maintien de la collégialité à la tête du FFS, en dépit des limites et des remous répétés que cela a engendrés, le suspense demeure entier quant aux noms qui seront éligibles à cette instance. Auparavant, le premier secrétaire du parti, Youcef Aouchiche, a indiqué, lors de la Conférence nationale d’Audit, que le mode de collégialité de la direction du parti sera maintenu à l’occasion des prochaines assises.
«Il est vrai que nous avons vécu des crises et des difficultés, peut-être liées au mode de gestion adopté lors du congrès de 2013, aux textes pas suffisamment clairs. Mais, aujourd’hui, s’il y a une question qui fait consensus entre les militants, c’est la question de la collégialité», a déclaré M. Aouchiche. Tout en rappelant que même du vivant du président du parti, Hocine Aït Ahmed, «le fonctionnement était collégial dans le sens où il se référait toujours à ses camarades en demandant l’avis de ses conseillers et des instances», M. Aouchiche a écarté l’éventualité de voir le plus vieux parti de l’opposition abandonner le principe de la direction collégiale.
«Pour nous, la collégialité est un acquis à sauvegarder, un moteur sur lequel nous allons nous appuyer pour développer le parti, le sauvegarder et le pérenniser», a affirmé M. Aouchiche, pour qui ce congrès se tiendra dans «un climat de sérénité» qui permettra «le retour à la légitimité au sein du FFS qui retrouvera légalité et stabilité».<