La célébration des 59 ans d’existence du Front des forces socialistes (FFS) a pris fin hier, en apothéose, selon les responsables du parti présents à la salle Sierra Maestra, qui a abrité un meeting du parti qui se veut une mobilisation des troupes à quelques semaines du congrès du plus vieux parti de l’opposition.

PAR NAZIM BRAHIMI
Ce rendez-vous est prévu pour le mois de décembre alors qu’il devait avoir lieu à partir du 29 septembre, date marquant la création du parti, en 1963, par Hocine Aït Ahmed et ses compagnons.
Le meeting du FFS est à prendre, cependant, au-delà des considérations internes au parti, comme un évènement dans la mesure où il marque le retour de la manifestation populaire et de proximité, absente depuis plusieurs mois.
C’est d’autant plus significatif que le rassemblement, qui a vu le FFS sonner l’heure de la mobilisation de ses militants, se déroulait dans la capitale qui n’a pas abrité ce genre de manifestations, à l’exception des congrès tenus par d’autres formations politiques à l’image du PT, du RCD.
Les responsables du FFS qui se sont succédé à la tribune se sont référés au mot d’ordre choisi et bâti sur le triptyque «constance, cohérence et responsabilité», sur lequel s’est longuement appuyé, le premier secrétaire, Youcef Aouchiche.
«Constance, cohérence et responsabilité», sont les maîtres mots qui oriente notre démarche politique au FFS», a-t-il affirmé, estimant que «ces mots ont leur forte signification pour le parti et ils doivent l’être pour tous les militants et l’ensemble des Algériens qui ont à cœur de préserver leur pays et de défendre les intérêts des générations actuelles et futures».
«Constance signifie que nous sommes attachés aux principes fondateurs du parti, cohérence veut dire que quelles que soient les circonstances, nous resterons fidèles aux choix et aux positions du parti qui sont traduites dans nos actions. Quant à la responsabilité, c’est une exigence intrinsèque au FFS qui a toujours pris ses responsabilités à chaque fois que les circonstances l’ont exigé», a-t-il insisté à dire comme lors des précédentes cérémonies de ce meeting.
«Le FFS ne renoncera jamais à son idéal et à son combat pour la construction de l’alternative démocratique en Algérie. Rien ni personne ne nous fera dévier de cette voix», a-t-il lancé, dans ce qui s’apparente à une riposte aux voix à l’intérieur du parti qui émettent des reproches et critiques envers la direction.
Les membres de l’Instance présidentielle du parti, entre Hakim Belahcel et Brahimi Meziani, ont abondé dans le même sens, se montrant par certains passages très acerbes envers les voix discordantes.
En tout état de cause, le FFS semble avoir réussi le pari de mobiliser ses troupes tout en soignant le moral de ses responsables visiblement atteints par le peu d’enthousiasme au niveau de la base par rapport au prochain congrès qui a dû être reporté.
«Suite aux réunions d’évaluation tenues au sein de la Commission de préparation du congrès national (CPCN) et au rapport adressé par celle-ci à l’IP, sur la base de ces rapports et conformément à ses attributions statutaires et réglementaires, l’IP décide de proroger les délais pour l’organisation du 6e Congrès national ordinaire et fixe les dates des 08, 09 et 10 décembre 2022 pour la tenue de ces assises», a annoncé, en mi-septembre, le parti sur décision de l’Instance présidentielle qui dit s’appuyer également sur le rapport organique et politique que lui a adressé le Premier secrétaire. n