Dans une œuvre de pédagogie politique pour une véritable réconciliation interne, la commission de préparation du congrès national du FFS, prévu les 9 et 10 juillet prochain, s’est adressée hier aux militants dans une note d’information relative à ce rendez-vous important pour l’avenir du parti, mais dont la tenue suscite des oppositions notamment auprès d’un membre de la défunte Instance présidentielle, Ali Laskri, et d’autres figures de la direction.

En apparence, c’est une guerre de procédures qui se joue au sein du plus vieux parti de l’opposition entre les partisans de la tenue d’un congrès extraordinaire comme option statutaire incontournable dès que l’Instance présidentielle ne compte pas plus de deux membres et ceux qui évoquent une entorse aux statuts parce que ce rendez-vous organique n’a pas été convoqué par le Conseil national.
Mais derrière cette guerre de légitimité de procédures et de fidélité aux statuts, c’est un conflit de personnes et de calculs inavoués qui se jouent dans la maison du FFS jusqu’à donner l’image d’une formation politique en perpétuelle perte de cohésion depuis la disparition de son fondateur et président Hocine Aït Ahmed.
C’est dans cette ambiance délétère que le parti prépare son congrès que ses promoteurs définissent comme une « étape de transition importante et décisive pour le rassemblement de la base militante autour d’une nouvelle Instance présidentielle qui aura la responsabilité de préparer le prochain Congrès national ordinaire unitaire». Dans sa note aux militants, la même commission, présidée par Mohammed Nebbou et Mohand Amokrane Cherifi, mise sur un congrès rassembleur se déclarant croire « fermement que tous les camarades ont leur place dans le parti, que le parti n’est fort que lorsqu’il est uni et que la démarche inclusive est l’unique voie pour rassembler le parti ».
Il s’agit, plaide la même commission, d’arriver « rassemblés à ce congrès » dont le seul point à l’ordre du jour est l’élection d’une IP appelée à mettre en œuvre le dispositif consensuel de préparation du 6e CNO unitaire ». C’est dans cette optique que des rencontres ont été programmées avec les fédérations et leurs structures avec les congressistes, les élus ainsi qu’avec les membres du conseil national « sans exclusive » pour réussir cette démarche en la complétant de toutes les contributions qui vont dans le sens de la consolidation du parti, souligne-t-elle.
La même commission indique, qu’« au-delà du Congrès extraordinaire, nos échanges auront à évoquer le calendrier de la transition avec les structures à mettre en place, les conférences à organiser (audit, convention nationale, conférence des élus) et les commissions à installer, statutaire, politique, économique et social, et les militants à mobiliser à tous les niveaux, pour éclairer et soutenir la feuille de route de la nouvelle Instance appelée à préparer le 6e CNO dans un délai maximum de 12 mois ».
Insistant que sa volonté est d’arriver « rassemblés à ce congrès parce que cette démarche est inclusive et qu’elle s’inscrit dans un processus consensuel visant à renforcer la cohésion des rangs du parti sur le plan organique et politique », la commission du duo Nebbou-Cherifi relève que « cette démarche se fonde sur le respect des valeurs, des principes et de la ligne du parti adoptés par les précédents Congrès, sur le respect des 3 C (collégialité, concertation et consensus) et sur le libre débat à tous les niveaux ».
Pour elle, le 9 juillet prochain « inaugurera un événement majeur et une nouvelle page dans la vie du parti », misant sur un jour de « grandes retrouvailles et de réconciliation de la grande famille du FFS ».
Ali Laskri et ses partisans l’entendront-ils de cette oreille, eux, qui tiennent à dire qu’il n’y a point de solution en dehors de la convocation d’un congrès ordinaire ? wait and see. n