PAR NAZIM B.
Après avoir tenu des rencontres de mobilisation de ses militants à Béjaïa, Sétif et Tizi-Ouzou, le FFS a organisé, hier, un regroupement de sa fédération d’Alger dans lequel ont été présentés les candidats du parti dans la capitale.
Il s’agit d’un moment pour «affûter notre engagement et notre détermination pour aller à la conquête du pouvoir local», a indiqué Hakim Belahcel, membre de la direction du parti. «Cette rencontre a autant d’importance politique pour notre parti que de profondeur symbolique, puisqu’elle coïncide avec le 67e anniversaire du déclenchement de la glorieuse guerre de libération nationale», a-t-il relevé, estimant que «ce parallèle n’est pas fortuit puisqu’il émane d’un choix politique du FFS, qui a fait de sa participation stratégique à ces élections locales un renouvellement de son engagement en faveur de la défense de la souveraineté et de l’unité nationales».
Le responsable a ajouté que «plus que n’importe quel moment, la commémoration de cette date charnière de notre histoire contemporaine revêt une importance capitale pour réhabiliter les faits bouleversants de notre guerre de libération nationale».
M. Belahcel n’a pas été tendre avec les parties qui attaquent le FFS, particulièrement dans ce contexte électoral. «Nous traversons aujourd’hui, une période où le charlatanisme politicien et le galvaudage de la mémoire collective de notre nation font loi et la falsification des faits historiques s’érige en vérité indiscutable, enseignée pour plusieurs générations de nos enfants», a-t-il dit.
«Tantôt on affilie ce grand soulèvement à la Badissia, tantôt on lui inflige le monopole d’une région au détriment des autres et tantôt on diabolise des figures historiques pour imposer la suprématie d’autres», s’est indigné M. Belahcel.
Ce dernier a soutenu que «le FFS tire la sonnette d’alarme quant à l’instrumentalisation massive des questions en relation directe avec la cohésion nationale», estimant qu’il «est impératif de cesser ces campagnes contre notre histoire, nos langues, notre identité, nos régions et faire barrage aux tentatives d’injecter des doses de haine dans la société annonciatrice de ruptures violentes du lien social».
Pour M. Belahcel, «le 1er Novembre a été selon des faits historiques irréfragables, la consécration d’une maturité politique profonde, due à une accumulation d’épreuves et de sacrifices subis tout au long du mouvement national par des grands révolutionnaires de l’époque, a l’instar de Hocine Aït Ahmed, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Larbi Ben M’hidi, Mustapha Ben Boulaïd, et beaucoup d’autres».
A l’égard des autorités, le dirigeant du FFS a estimé que «le projet de loi de finances de 2022 est l’illustration parfaite de cette volonté de paupérisation de larges couches de la population», ajoutant qu’il s’agit d’une «attaque violente contre l’Etat social pourtant inscrit au cœur de la déclaration du 1er Novembre».
Pour lui, «la suppression des subventions et les remplacer par un système de compensation financière opaque, qui n’a fait l’objet d’aucun débat ni consultation populaire» alors qu’il s’agit d’une «première depuis l’Indépendance du pays qu’on touche aux transferts sociaux de manière aussi brutale». En ce qui concerne les élections locales, il a ajouté que «le choix d’aller à ces élections s’inscrit en droite ligne avec les arguments politiques qui ont toujours animé nos différentes participations depuis 1997».
Il a souligné que le FFS a été toujours mu par «la volonté viscérale de faire des collectivités locales, des modèles de bonne gouvernance et des îlots de l’exercice politique et démocratique», relevant qu’«au-delà de ces impératifs de gestion participative des affaires des collectivités, ce sont les multiples périls qui guettent notre pays qui nous préoccupent au plus haut niveau».
Il s‘agit pour le responsable du FFS de «réhabiliter le rôle de l’élu, défendre son statut et ses prérogatives et combattre les forces rétrogrades qui s’ingénient à mettre en quarantaine l’exercice et l’engagement politiques au sein des Assemblées locales, en faveur de la prolifération des réseaux mafieux». n