Nissan Motor et le groupe Hasnaoui, représentant historique du constructeur japonais en Algérie, vont créer une joint-venture pour l’implantation d’une usine en Algérie, a annoncé hier le vice-président sénior et président Nissan de la région Afrique, Moyen-Orient et Inde, Peyman Kargar, lors d’une conférence de presse à Alger, organisée quelques semaines après la validation de ce projet par le Conseil national des investissements (CNI).
« Cette usine s’inscrit dans la stratégie de Nissan qui vise à développer sa présence industrielle dans la région Afrique, Moyen-Orient et Inde à travers son plan mondial MOVE 2022 à moyen terme et dont l’Algérie fait partie », a fait savoir M. Kagar, soulignant que le projet est doté d’un montant d’investissement de 160 millions de dollars et qu’il génèrera 1 800 emplois directs.
« Nissan est en pleine croissance en Afrique, et l’Algérie est un marché clé pour nous.
Notre collaboration avec le Groupe Hasnaoui nous a déjà permis d’établir une fondation solide dans le pays par notre présence historique à fournir à nos clients d’excellents produits et services », poursuivra le même responsable.
Côté capacités de production,
63 000 véhicules seront assemblés dans l’usine algérienne de Nissan, entre modèles touristiques et utilitaires légers, a-t-il ajouté, précisant que le projet débutera « lors de la première moitié de l’année 2020 » avec 4 modèles, sans pour autant fournir plus de détails, en dépit de l’insistance des journalistes pour connaître le nom de ces modèles. « Leurs noms seront annoncés dans un futur proche », se contentera-t-il de répondre. « Nissan proposera sa nouvelle gamme des meilleurs modèles, dotés d’une technologie japonaise innovante pour ainsi répondre aux attentes croissantes des clients algériens», a-t-il aussi promis. Pas de réponse complète non plus concernant le lieu d’implantation de l’usine.
« Tout ce que je peux dire pour l’instant c’est que notre usine sera dans l’Oranie », dira Sefiane Hasnaoui, président du groupe éponyme. « Le processus administratif concernant l’implantation de l’usine est en cours et n’a pas encore été achevé. Je ne peux pas donc en dire plus », a-t-il expliqué. Certaines sources du dossier ont cependant déjà annoncé l’implantation de cette usine à Oran, dans la zone industrielle de Bethioua.
On saura néanmoins que le plan du groupe Nissan en Algérie repose sur le développement d’un tissu de fournisseurs et d’équipementiers algériens. Dans cette perspective, il est question de démarrer l’usine avec 15% d’intégration, pour atteindre 40% dans les quatre années qui suivront, a encore affirmé le président Nissan de la région Afrique, Moyen-Orient et Inde. Abondant dans le même sens, le président du groupe Hasnaoui assurera que le projet sera monté sur le principe d’« une stratégie industrielle basée sur l’emploi et la sous-traitance, seuls garants du développement économique de notre pays et d’une véritable création de valeur pérenne pour notre économie nationale». L’usine Nissan en Algérie portera à 200 000 les capacités du groupe Nippon en Afrique, a-t-il ajouté. Pour rappel, une autre usine devrait également entamer ses activités en 2020, durant la même période que celle prévue pour Nissan, à savoir celle de Peugeot, implantée également à Oran. En attendant, Peugeot Algérie commercialise depuis quelques mois le modèle 208
« assemblé » dans son académie de formation.<