Le jour de l’An amazigh, qui correspond au 12 janvier, fait officiellement partie des fêtes légales nationales, à la faveur de la publication, hier dans le Journal officiel, de la loi n° 18-12 du 2 juillet 2018 modifiant et complétant la loi n° 63-278 du 26 juillet 1963 fixant la liste des fêtes légales. Amenzu n Yennayer, tel que retranscrit dans le JO, est une journée chômée et payée, au même titre qu’El-Mawlid Ennabawi Echarif ainsi que le Jour de l’an grégorien, le 1er janvier, portés au même Journal. On s’en souvient, c’est le chef de l’Etat, Abdelazziz Bouteflika, qui avait annoncé, lors d’un conseil des ministres qu’il avait présidé le 27 décembre 2017, sa décision de consacrer Yennayer journée chômée et payée dès le 12 janvier suivant, le gouvernement étant chargé de prendre les dispositions appropriées à cet effet. «Cette mesure, comme toutes celles déjà prises au profit de notre identité nationale dans sa triple composante islamique, arabe et amazighe, confortera l’unité et la stabilité nationales alors que des défis multiples internes et régionaux, nous interpellent», a alors estimé le Président. D’ailleurs, c’est lors du même conseil des ministres que le chef de l’Etat a enjoint au gouvernement de ne ménager aucun effort pour la généralisation de l’enseignement et de l’usage de tamazight, conformément à la lettre et à l’esprit de la Constitution, tout autant qu’il avait chargé le gouvernement d’accélérer la préparation du projet de loi organique portant création d’une académie de la langue amazighe. Ce qui a été fait depuis avril dernier avec l’élaboration de l’avant-projet de loi y afférent. Pour en revenir à Yennayer, il faut rappeler également qu’à la veille de l’annonce par le chef de l’Etat de cette décision, un collectif d’intellectuels a rendu publique une lettre dans laquelle il appelait les autorités du pays à déclarer le nouvel an amazigh, «Yennayer», fête nationale «chômée et payée». Une initiative voulue par ses promoteurs comme «un rappel de l’Etat à ses obligations» vis-à-vis de la question de l’amazighité dans notre pays. Lorsqu’on lui avait posé la question alors, Brahim Tazaghart, signataire de l’appel, avait déclaré dans nos colonnes que « ce n’est pas une pétition, mais un appel signé par six personnalités qui ne sont pas toutes berbérophones mais qui estiment que le sens de l’histoire est d’aller rapidement vers l’application sur le terrain de la Constitution de février 2016, dont l’une des dispositions historiques est de reconnaître tamazight langue officielle de l’Algérie». «Cette fête est l’un des ciments de notre unité culturelle et nationale […] Et le fait de la décréter journée de fête officielle, chômée et payée renforcera la cohésion de notre nation et la mettra en phase avec sa profondeur historique», indiquaient les signataires de l’appel.

 

Fête de l’Aïd El Adha : Les journées des 21et 22 août chômées et payées

Les journées du mardi 21 et mercredi 22 août 2018 seront chômées et payées à l’occasion de l’Aïd El Adha, indique un communiqué de la Direction générale la Fonction publique et de la Réforme administrative.  Ces deux journées seront chômées et payées pour l’ensemble des institutions et administrations publiques, des établissements et offices publics et privés ainsi qu’aux personnels des entreprises publiques et privées, tous secteurs et statuts juridiques confondus, y compris les personnels payés à l’heure ou à la journée, précise le communiqué. Toutefois, les institutions, administrations, établissements, offices et entreprises précités sont tenus de prendre les mesures nécessaires pour assurer la continuité des services organisés en mode de travail posté, ajoute la même source. Cette mesure intervient conformément à la loi 63- 278 du 26 juillet 1963, modifiée et complétée, fixant la liste des fêtes légales.