Masrah en-Noussour de Tindouf a raflé trois prix lors de la clôture du Festival national universitaire de l’Opérette, qui s’est tenu à la maison de la Culture de Tindouf, du 20 au 24 novembre, et qui a été organisé par la Direction des œuvres universitaire de Tindouf.

En effet, la troupe Masrah en-Noussour, qui a présenté sa pièce «Wajaâ» (douleur), a conquis le jury présidé par la metteure en scène Hamida Aït El Hadj, en décrochant le Grand Prix du Festival, ainsi que celui du meilleur texte et de la meilleure scénographie. Pour rappel, «Wajaâ», qui a été mise en scène par Driss Benhadid assisté par Sofia Senouci (qui a également signé la composition musicale et les textes chantés), s’intéresse au personnage de Batoul, une mère qui a honte de son enfant et qui le cache pour se protéger elle-même. Prise de remords, elle cherche la rédemption et essaie de réparer les erreurs de son passé. Cela donnera lieu à une série de rencontres avec des habitants de son village et à des communautés musicales de celui-ci. Comme nous le précisait il y a quelques jours, l’assistante à la mise en scène, Sofia Senouci, «notre but était de créer un spectacle qui met en valeur notre héritage culturel et remet au goût du jour le patrimoine populaire et la poésie Melhoun». En outre, ce spectacle monté en un mois et demi a été interprété par des étudiants, puisqu’un casting a été organisé à la Cité universitaire de Tindouf pour choisir les comédiens et les chanteurs. Car, ce spectacle est un drame musical qui mêle plusieurs influences, où «chaque scène est accompagnée par une musique originale et des chants». Il y a lieu de rappeler qu’avant la prestation de mercredi dernier dans le cadre du festival, deux représentations ont eu lieu les 15 et 17 novembre à la Maison de la Culture de Tindouf. Enfin, le Festival universitaire de l’Opérette a été placé cette année sous le signe de «L’étudiant créé la beauté et promeut le goût du public» et a été dédié à Mohamed Boulifa. R. C