A la veille de la clôture de la 42e édition du Festival international de Timgad, prévue pour la soirée de ce 1er août, l’annonce du limogeage du commissaire de l’édition de cette année, Youcef Boukhentache, est tombée comme un couperet.

Par Sihem Bounabi
Le directeur de l’organisation, de la distribution et de la production culturelle et artistique au ministère de la Culture et des Arts, Samir Thaalabi, a annoncé, samedi à l’APS, que le commissaire « a été démis de ses fonctions et remplacé par le Directeur général de l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), Abdallah Bouguendoura. Précisant que « ce changement intervient suite aux mesures prises par la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, après une panne technique qui a entraîné l’arrêt de la soirée inaugurale du festival jeudi dernier «. Cette sanction s’ajoute aux différentes mesures prises par le ministère de la Culture pour rattraper le couac de la soirée inaugurale dont notamment, de prolonger le festival d’une journée supplémentaire avec accès gratuit au public tout au long de cette manifestation. Conscient que ce limogeage fera l’effet d’une véritable bombe au sein du staff organisationnel ainsi que des techniciens, des artistes et différents prestataires impliqués dans cette 42e édition du festival de la capitale antique des Aurès, Samir Thaalabi a tenu à préciser que « les autres membres du Commissariat de cette manifestation ne sont pas concernés par la décision de fin de fonction «, tout en rassurant que « tous les accords signés par l’ex-commissaire restent en vigueur et seront pris en charge par le nouveau commissaire, conformément aux textes de lois «. Il a également tenu à rassurer les artistes, musiciens, opérateurs, encadreurs, organisateurs ainsi que les membres du commissariat du festival, que le programme établi sera maintenu. Il est à noter que la décision de limoger le commissaire du Festival est tombé au lendemain de la conférence de presse de celui-ci où il avait pourtant annoncé qu’» une enquête était en cours « pour expliquer la brusque panne électrique et électronique qui a mis hors services les appareils techniques de son et de lumière de cette soirée d’ouverture. Le désormais ancien commissaire avait également expliqué le recours à un prestataire privé pour l’équipement de sonorisation et de lumières qui avait fait la meilleure offre technique selon un cahier des charges bien établi suite aux nombreux couacs techniques constatés en 2019, avec l’équipement de l’ONCI. Il est à noter que le ministère de la Culture avait également annoncé que dans la listes des mesures prises suite à la panne de la soirée d’ouverture que « l’ONCI est chargé de prendre en charge complètement les aspects techniques du festival à partir de la soirée du vendredi 29 juillet et jusqu’à la fin du festival «. Pour rappel, en 2018, la nomination de Youcef Boukhentache avait annoncé un vent de changement après de nombreuses critiques et scandales de la gestion du festival sous la houlette de l’ONCI.
Finalement, la volonté de redonner un nouveau souffle à la gestion du festival en la confiant à un représentant artistique de la région aura été de courte durée et l’ONCI reprend les rênes de l’un des Festivals les plus emblématiques de la période estivale depuis plus de quarante ans. n