La neuvième édition du Festival du film arabe de Malmö (MAFF) a débuté dans la soirée de vendredi dernier, à Malmö, en Suède, avec une présence importante de stars, de réalisateurs et de professionnels du cinéma arabe et scandinave.

L’inauguration s’est déroulée devant le bâtiment historique de Malmö, selon un communiqué de presse parvenu à la rédaction. Les invités du festival, notamment les stars égyptiennes Cherine Reda, Asir Yassin et Mona Hala, le réalisateur palestinien Mai Masri, le réalisateur tunisien Najib Belkadi et d’autres, reçus par la maire de Malmo, Carina Nelson, lors d’un dîner au Royal Hall. Carina Nelson a exprimé sa fierté que «ce festival, qui est devenu l’une des activités culturelles les plus importantes de Malmo, peut donner la meilleure image de la diversité culturelle de la ville qui accueille des dizaines de nationalités, de langues et de cultures», souligne le communiqué du Festival. De son côté, Frida Trollmer, présidente du comité culturel de la ville, a également parlé du festival, qui est devenu l’un des événements les plus importants du calendrier de la ville.

L’Algérien Nabil Hadji membre du jury court-métrage
Le journaliste et critique de cinéma algérien Nabil Hadji est membre du jury des courts métrages de cette 9e édition, aux côtés du critique égyptien Walid Seïf et du Marocain Malak Dahmouni, directeur du Festival du film de Rabat. À ce propos, Nabil Hadji nous a confié que sa participation à ce festival était « un grand honneur », notamment que « le festival de Malmö est l’un des plus importants festivals arabes en Europe, qui avait permis de créer une merveilleuse atmosphère pour les festivals de renommée arabe ». Toutefois, selon lui, « il est regrettable que le cinéma algérien soit absent, à l’exception d’un court métrage intitulé Kelb Elouz l’Qedim d’Iman Ayadi», a-t-il déclaré. Il expliquera que cette absence est due «au manque de production de la scène cinématographique dans diverses catégories cinématographiques.
L’absence de promotion cinématographique est également une cause importante de l’éclipse du cinéma algérien ». Par ailleurs, Nabil Hadji estime que « les producteurs privés, les distributeurs et même les institutions cinématographiques publiques n’effectuent pas réellement leur mission de marketing pour les œuvres cinématographiques », notant qu’il « tente à chaque fois et dans ses relations tissées par sa participation à des festivals de faire rayonner l’image du septième art algérien aux niveaux arabe et international».
Quant au jury long-métrage, il est composé de la star égyptienne Leïla Elwi, de la réalisatrice tunisienne Reda Bahi et du critique irakien Kais Kacem, tandis que le comité du documentaire est composé de critiques tunisiens et du programmeur Tarek Ben Chaâban, de la cinéaste libano-palestinienne Mai Masri et du réalisateur marocain Abdelilah El Gohary.
Le fondateur et commissaire du festival, Mohamed Keblawi, a accueilli les invités et prononcé un discours dans lequel il a exprimé sa satisfaction devant les succès du festival, devenu le plus grand festival du film arabe organisé en dehors du monde arabe avec plus de 150 invités cette année.

Hommage au cinéma tunisien
La cérémonie a également été l’occasion d’honorer le cinéma tunisien en tant qu’invité d’honneur du festival, avec un bouclier reçu par Karima Amirat, représentante du Centre national tunisien du cinéma et de l’image (CNCI), ainsi qu’un hommage au nom du défunt producteur Nejib Ayed, directeur du Festival du film de Carthage, reçu par Lamia Guiga, directeur artistique du Festival de Carthage. Après le dîner, les invités se sont rendus au Panorama Cinema, pour présenter le film d’ouverture In Ayna du réalisateur tunisien Najib Belkadi, dont le film a été présenté au public de Malmö avec enthousiasme pour la première projection du film en Suède, après un voyage couronné de succès depuis la première du film à Toronto l’année dernière, puis une participation à de nombreux festivals internationaux. Le public a eu une interaction positive avec le film dans lequel la star Nidhal Saadi incarne le rôle d’un Tunisien qui revient de France, devant s’occuper de son fils autiste, s’efforçant de trouver un moyen de communiquer avec un enfant d’un caractère spécial. La 9e édition du Festival du film arabe de Malmö se déroulera du 4 au 8 octobre et mettra en vedette 47 films dont 25 longs métrages et 22 courts métrages, constituant la plus grande plate-forme pour les films arabes en dehors du monde arabe.
Le festival poursuit également ses efforts pour étendre la projection de films arabes dans les pays nordiques, en projetant parallèlement 12 films dans la ville de Helsingborg, en plus de 17 films projetés dans la capitale danoise, Copenhague.