La quinzième édition du Festival du cinéma africain de Tarifa-Tanger (FCAT) se tient à Tanger (Maroc) du 26 avril au 3 mai, et à Tarifa (Espagne) du 27 avril au 5 mai. L’Algérie sera représentée cette année par six films, qui seront projetés dans les différentes sections du festival.

Le long-métrage «En attendant les hirondelles» de Karim Moussaoui, présenté en 2017 à Cannes dans la section «Un certain regard» et Grand Prix du Festival international d’Oran du film arabe, sera en compétition à ce festival dédié au cinéma africain dans la sélection officielle des longs-métrages de fiction. La réalisatrice Sofia Djama présentera son film «Les Bienheureux» en compétition, dans cette même section. Dans la catégorie documentaire, «Vote off» de Fayçal Hammoum sera présenté en première en Espagne et au Maroc. D’autre part, le cycle 15 ans de FCAT montrera 15 films primés par le jury ou par le public lors des éditions précédentes. Trois œuvres algériennes ont été choisies dans le cadre de cet hommage. Il s’agit de «Un métier bien» de Farid Bentoumi (prix du meilleur court métrage au FCAT en 2016), «Les jours d’avant» de Karim Moussaoui (meilleur court métrage en 2013), et «Barakat» de Djamila Sahraoui (prix de la meilleure réalisation en 2007). Par ailleurs, le Festival du cinéma africain de Tarifa-Tanger, qui fête ses quinze ans du 26 avril au 5 mai 2018, sera marqué par une programmation comportant six sections : Hypermétropie, En Bref, Afroscope, Autour de Bouanani : le cinéma marocain d’avant-garde, Afrodescendances et 15 ans de FCAT. Quatre-vingt films seront projetés au total, dont trente-six premières en Espagne et deux premières mondiales. Cette année, quatorze films, sept fictions et sept documentaires, produits entre 2017 et 2018, ont été retenus dans la sélection officielle du festival, Hypermétropie. La majorité des fictions en compétition «viennent du nord de l’Afrique (Tunisie, Algérie, Maroc et Egypte), tandis que l’Afrique subsaharienne est représentée par cinq documentaires», précisent les organisateurs dans un communiqué. Et d’ajouter : «Beaucoup de films illustrent la situation politique de divers pays d’Afrique et mettent en scène les mouvements populaires déclenchés dans le sillage du printemps arabe. A l’instar de ce qui s’est passé dans d’autres pays africains, y aura-t-il encore de l’espoir pour une transition démocratique ? La réponse est au centre des documentaires ‘Boxing Libreville’ d’Amédée Pacôme Nkoulou, ‘Kinshasa Makambo’ de Dieudo Hamadi, et ‘Sinestesia, El Cairo 13’ de Maged El-Mahedy». A ces films qui seront projetés pour la première fois en Espagne et au Maroc, s’ajoute la projection, en première mondiale, de «Lendemains incertains» d’Eddy Munyaneza sur «l’incertitude provoquée en 2015 par les manifestations contre le président du Burundi, Pierre Nkurunziza», ainsi qu’un cycle dédiée aux réalisatrices et aux revendications féministes.  
R. C