La deuxième soirée du Festival culturel international de la musique symphonique à l’opéra d’Alger Boualem-Bessaih a été animée, dimanche dernier, par la Tchéquie, la France et le pays, invité d’honneur de cette onzième édition, l’Egypte. Lors de cette soirée, durant près de deux heures, de grandes œuvres musicales universelles ont été interprétées devant un public nombreux et recueilli. La première partie de la soirée, typiquement tchèque, a été animée par « Apertus Ansamble » composé de la soprano Tereza Stepankova, accompagnée au piano par Jakub Skampa et au violoncelle par Vilem Vleek. Le trio s’est livré à des prestations en solo et en duo, transportant ainsi les présents dans l’univers universel des grands opéras du monde. Les titres comme «Adagio and Allegro» de R. Schumann, « chanson de cycle de In Folk Tone » de A. Dvoràk, « Capriccio no » de A. Piatti, « Rondo op » de A. Dvorak, l’air de Barce, tiré de l’opéra «Le baiser » ou encore l’air de Caroline de l’opéra «Les deux veuves» de B. Smetana ont été aussi de la partie. Avant leur montée sur scène, les jeunes artistes nous ont confié leur impatience de retrouver le public algérien, soulignant que c’est leur première fois en Algérie, « nous sommes très contents de cet accueil et de l’invitation que nous avons reçue. L’Algérie est un beau pays». La deuxième partie de la soirée a été marquée par la haute prestation du pays mis à l’honneur lors de cette édition 2019, l’Egypte, avec l’Orchestre symphonique du Caire sous la direction du grand et célèbre maestro Ahmed El Saedi, qui a dirigé plus de 50 orchestres dans le monde. Le maestro égyptien était accompagné de 50 musiciens, dont le célèbre pianiste Yasser Ali Mokhtar, qui ont transporté l’assistance dans l’univers de Mozart, interprétant «Concerto pour piano et orchestre en la majeur » en trois mouvements de W. A. Mozart et « Sérénade pour cordes en mi majeur », en cinq mouvements, de Dvorak. A la fin du talentueux spectacle de la formation égyptienne, longuement applaudie par le public, le maestro nous déclare à sa sortie de scène : « Nous sommes ravis de l’accueil que nous a réservé le public algérien. Cela démontre que ce public est un grand connaisseur. » Ahmed El Saedi a ajouté que « c’est la première fois que l’orchestre participe à des festivals en Algérie, c’est une très belle expérience. J’espère que ce ne sera pas la dernière fois ». Selon Ahmed El Saedi : « L’orchestre symphonique du Caire est ancien, il a 65 ans. Durant toutes ces années, il a donné plusieurs travaux musicaux internationaux et arabes.» En troisième et dernière partie de la soirée, la France a pris le relais avec l’ensemble Koechel 440, sous la direction du chef d’orchestre François Maugrenier, qui était accompagné de 35 musiciens dont la soprano Géraldine Casey et à la clarinette Renaud Guy-Rousseau, qui se sont attaqués à un large récital de Mozart. La soprano française a notamment impressionné les présents, interprétant d’une voix puissante au vibrato stupéfiant «Mozart, Airs de concerts » suscitant un tonnerre d’applaudissement. En marge du concert, François Maugrenier nous expliquera que « Koechel 440, c’est seulement la calcification des œuvres chez Mozart. C’est une formation de jeunes artistes français, qui sont tous lauréats du national supérieur en France, et qui entament leur carrière artistique. Notre formation a la particularité d’être jeune, dont la moyenne d’âge est de 20 ans. C’est donc cette fraîcheur et cette énergie qu’on retrouvera avec eux et aussi une qualité de jeu différente car ils sont remplis de passion». Il ajoutera : «C’est notre deuxième participation et nous sommes très heureux d’offrir ce concert aux Algériens. J’ai remarqué qu’ici, il y a une très bonne écoute, on en trouve de toute catégorie, c’est un public très ouvert et très large. »