La réunion tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat, principalement dédiée au plan de relance socioéconomique, prévue pour le 18 et 19 du mois en cours au Centre international des conférences (CIC), va se démarquer des tripartites précédentes, car «elle vise à créer les conditions d’une économie à forte valeur ajoutée et non pas au seul bénéfice de certains opérateurs». C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Industrie Ferhat Aït Ali lors de son passage, hier, sur les ondes de la chaîne 1 de la radio nationale.
«Cette rencontre va se dérouler en toute transparence, car seront débattues toutes les questions ayant trait aux voies et moyens à mettre en place pour permettre à l’économie nationale d’évoluer selon les standards internationaux et en outre d’énoncer la mission du gouvernement dans cette perspective», a souligné le ministre, ajoutant que la nouvelle politique économique que compte mettre en place le gouvernement «va reposer sur la transparence et surtout sur la base d’une planification objective».
Dans cette optique, l’invité de la radio a indiqué que «les opérateurs économiques sont appelés à adopter des règles de gestion objectives, notamment en ce qui concerne leur projet à forte valeur ajoutée, et à s’éloigner des projets irréalistes qui siphonnent les caisses de l’Etat».
Pour rappel, la tripartite de demain et mercredi va tourner autour des dossiers liés à la situation économique actuelle. Il s’agira de tracer la voie vers un véritable modèle économique. Celui-ci passe par l’examen de la situation des entreprises et l’impact qu’elles ont subi à travers la crise sanitaire.
Concernant la nouvelle loi sur l’investissement, le ministre a fait savoir que des textes sont publiés tandis que d’autres sont en voie de l’être. «Ce qui va nous permettre de mettre fin aux paradoxes, et surtout d’éviter à l’opérateur l’intermédiation de l’administration pour mener à terme son projet d’investissement».
M. Ait Ali a, en outre, expliqué que le nouveau code détermine les prérogatives des institutions concernées afin d’encourager l’acte d’investissement.
A propos des avantages fiscaux introduits par ce nouveau texte, «ils seront établis sur la base du potentiel de création de postes d’emplois et de la plus-value du projet», a-t-il ajouté, soulignant encore qu’il est aussi question d’un code immuable à court terme «de telle manière à drainer les investisseurs» a-t-il justifié.
Autre sujet développé lors de l’émission, celui ayant trait à l’importation de véhicules neufs et aussi celui portant sur l’industrie mécanique. Le ministre a, une nouvelle fois, indiqué que le nouveau cahier des charges relatif à la production de véhicules en Algérie définit une véritable industrie mécanique en Algérie. À cet effet, le ministre a encore évoqué le cas de deux grands constructeurs d’Asie et d’Europe qui ont exprimé leur intérêt à investir en Algérie.