En marge de la rencontre sur le football algérien, Ali Fergani, ancien international avec les Verts, a rendu un vibrant hommage au défunt Hacène Lalmas. Un joueur qu’il considère comme le meilleur footballeur algérien de tous les temps.

En voici l’intégralité d’un témoignage poignant :
« Feu Lalmas Hacen, Allah Yerahmou, fut le meilleur joueur algérien de tous les temps. Et ce n’est pas moi qui le dit mais ce sont les 350 joueurs et entraîneurs qui ont voté et désigné le plus grand de tous en cette année 1993. Feu Lalmas en imposait par sa stature, dès qu’il pénétrait sur le terrain, par le fait d’avoir une élégance particulière. Il dominait partenaires, adversaires et même le public.
Il était droit comme « i ». Un superbe corps dominé par une tête chauve et des yeux qui voyaient tout avant les autres. Techniquement, il était si doué qu’il pouvait dribbler un ou plusieurs adversaires et faire des passes lumineuses et décisives. Sans compter son formidable coup de boule qui faisait de lui l’un des meilleurs joueurs de tête de notre football. Sans omettre aussi qu’il était doté d’une frappe de balle puissante et précise. Pour compléter le phénomène, il avait une si forte personnalité qui faisait de lui tout naturellement, sur et en dehors du terrain, le leader incontesté de son équipe pourtant composée que de très grands joueurs. Feu Lalmas a commencé à jouer à l’OM Ruisseau avant de faire une très grande carrière au grand CR Belcourt, l’actuel Belouizdad, qui a dominé le championnat dans les années 70. Il fut constamment convoqué en équipe nationale lors de cette décennie. J’ai pu profiter de son expérience en le côtoyant au sein du NA Hussein-Dey de 1973 à 1975 ainsi qu’en équipe nationale entre 1973-1974 sous l’ère de l’entraîneur roumain Monsieur Dumitru Macri. Ce furent des moments inoubliables passés avec cet artiste. Je dis bien artiste car, comme par hasard et le hasard fait bien les choses, ce monument du football algérien est originaire d’une région de Kabylie : Azeffoun, qui a enfanté un nombre incalculable de célébrités du monde culturel dont la plupart nous ont-malheureusement- quittés. Je citerai Monsieur M’hammed Isiakhem, El Hadj M’hamed El Anka, Boudjemaâ El Ankis, Mohamed Hilmi, Rouiched, Fellag, Tahar Djaout, Abdekkader Chaou… et j’en passe.
Pou conclure, comme le football est une religion chez nous, je suis certain que les monuments que je viens de citer, de leurs vivants, adoraient vibrer aux exploits de notre regretté Hacène Lalmas. Que Dieu le Tout Puissant t’accueille en son Vaste Paradis. À Lui nous appartenons et à Lui nous retournons.