Le délai pour la participation au projet «Femmes artistes pour la transformation sociale», intitulé «Xabaca», résidence artistique ouverte notamment aux artistes algériennes, une initiative née de la collaboration entre les associations Novact (Barcelone), Al Fanar (Madrid) et Jiwar (Barcelone), est prolongé jusqu’au 1er juillet prochain.

«Les artistes féminines arabes vivant et travaillant dans la région MENA (Afrique du Nord – Moyen-Orient)», sont invitées à communiquer leur demande ainsi qu’un résumé de leur proposition pour le projet à réaliser pendant le séjour, à l’association Jiwar de Barcelone à jiwar@jiwarbarcelona.com
Le projet, ouvert aux «performers» et artistes visuels, «Xabaca», qui avait retenu lors de sa première édition (2017), les artistes Fatima Mortada (arts visuels, Liban), Sofia Aïssaoui et Houda Lakhdar (cinéma, Maroc), Haya Zaatry (auteure-compositeur, Palestine), Farah Ben Mansour (illustration, Tunisie), se présente comme une incitation à soutenir les créatrices arabes en favorisant «leur rôle dans la transformation sociale à travers l’art (…) en raison de la double oppression qu’elles subissent en tant qu’artistes et femmes». Les organisateurs expliquent que les trois associations Jiwar, Novact et Al Fanar «souhaitent apporter une réponse à la société en diffusant la parole des artistes et en contribuant à briser les stéréotypes sociaux autour d’une image fixe des femmes arabes». Ils ajoutent que la démarche «Xabaca» met en avant «la réalisation d’œuvres artistiques liées au contexte des pays arabes, en prenant en compte l’importance du genre et de la répression en tant qu’aspects fondamentaux de la défense de la liberté d’expression et de la libre création des femmes artistes arabes».
Les artistes sélectionnées seront invitées pour un séjour d’un mois au Jiwar Creation and Society, à Barcelone, du 1er novembre au 1er décembre 2018. Le projet «Xabaca» assure le financement de «deux bourses complètes couvrant 100% du coût du séjour (voyage + hébergement), dont 450 euros par jour et par artiste».
L’objectif, lors des rencontres artistiques et ateliers de formation est «d’améliorer l’art et la créativité en tant que moyens de combattre la discrimination sexuelle, la censure et l’injustice sociale», mais aussi, de «renforcer le rôle de deux artistes arabes féminines dans le changement social».