A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la femme, le Forum des chefs d’entreprise (FCE) a organisé, hier à Alger, une réception à laquelle étaient conviées de nombreuses cheffes d’entreprises et des représentantes de chancelleries en poste à Alger. Le président du FCE, Mohamed Sami Agli, qui présidait cette réception, a annoncé dans son discours la mise en place au sein de son organisation «d’une commission femmes, cheffes d’entreprise». Expliquant que cette initiative «témoigne de notre reconnaissance aux femmes actives et surtout de leurs contributions à l’essor de l’économie du pays». Ce dernier a par ailleurs tenu à féliciter, au nom du FCE, la présidente du FCE de Tlemcen, Wafya Bouyad, pour son travail et son dévouement à accompagner les porteurs de projets. En signe de récompense pour tout ce qu’elle a accompli dans sa wilaya, au nom du FCE, un trophée lui a été remis par l’expert en économie Mohamed Chérif Belmihoub.
Le patron du FCE a par ailleurs fait l’éloge en son absence de Mme Belbachir, cette grande cheffe d’entreprise qui a réalisé de nombreux ponts et digues en République démocratique du Congo. Il lui a été également décerné un trophée. Ensuite la parole a été donnée à deux cheffes d’entreprise aux parcours professionnels atypiques. Dans ce sillage, on peut citer Imane Boumaza qui possède deux entreprises versées chacune dans les technologies nouvelles et qui a réussi à décrocher de nombreux marchés à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Révélant que les nombreuses embûches qu’elle a rencontrées parce qu’elle était femme «n’ont pas eu raison de sa témérité à vouloir réussir». De son côté, Nacéra Haddad, vice-présidente du FCE, qui a également pris la parole, s’est dit étonnée que 50% de femmes algériennes diplômées sont inactives. «Il faut que cette tendance baisse»,
a-t-elle lancé. Soulignant dans ce sens : «Nous en avons les moyens.» Comme elle reste convaincue que la politique de diversification de notre économie «ne se fera qu’avec les femmes diplômées. Dans cette optique, il faudra promouvoir la parité homme/femme et donner une chance aux femmes diplômées de s’investir dans leur domaine de compétences afin de les préparer à être aux commandes dans de nombreux secteurs d’activités qui, jusqu’ici, ont été du ressort des hommes». Et de conclure : « Il faut vite se mettre sur la voie du progrès guidé par les hommes et les femmes de compétence.» Notons enfin que Sami Agli a dévoilé à l’assistance qu’il préférait appeler la Journée mondiale de la femme, «journée des droits de la femme».