L’activité économique du pays a connu, durant le mois de juillet dernier, une légère amélioration par rapport à juin 2018. C’est ce que fait ressortir l’enquête, que le Forum des chefs d’entreprise (FCE) a l’habitude de mener mensuellement et de rendre publics ses résultats dans un document intitulé «Baromètre des chefs d’entreprise ».

Le rapport quantifie cette amélioration à un point, puisque l’indice global (tous secteurs d’activité économique confondus) enregistre une valeur de -16 au mois de juillet contre -17 au moins de juin, soit une augmentation d’un point. Toujours d’après l’enquête, cette progression résulte de « l’amélioration des perspectives de production et le carnet de commandes locales qui ont augmenté respectivement de 2 points (-13 en juin à -11 en juillet) et de 7 points (-46 en juin à -29 en juillet) , ainsi que des perspectives de l’emploi qui ont enregistré une hausse de 5 points passant de -14 en juin à -9 en juillet».
Pour le détail de cette amélioration par secteur d’activité économique durant cette même période de comparaison, l’enquêteur du FCE observe «une amélioration au niveau du secteur des industries (hors IAA), dont l’indicateur affiche une valeur de -4 au mois de juillet contre -27 en juin, soit une augmentation de 23 points», lit-on dans le document, qui précise, qu’en revanche, les trois secteurs que sont l’industrie agroalimentaire, les services et le BTPH ont enregistré un recul.
«Le secteur des industries agroalimentaires (IAA) enregistre un indice de -44 en juillet contre -7 en juin, une chute de 37 points ! L’indice du secteur des services affiche pour sa part une valeur -19 en juillet contre -15 en juin, soit un recul de 4 points.
Le BTPH affiche un indice au mois de juillet d’une valeur de -16 contre -15 en juin, soit une baisse d’un point», relève l’enquête. Selon le même rapport, une dizaine de contraintes ont été identifiées et classées par ordre d’importance par les chefs d’entreprise dont, en particulier, «la difficulté de recouvrement des créances qui se place au premier rang des contraintes avec 53% des réponses, toutes activités confondues. On la retrouve dans l’IAA (100%), le BTPH (55%), les autres industries hors IAA (54%) et les services (48%). La difficulté d’accès au crédit est au 2e rang avec 18% des réponses, toutes activités confondues et la difficulté d’approvisionnement en matières premières, et, enfin, rupture dans la distribution d’énergie représentent respectivement 16% et 12% des réponses toutes activités confondues».n