Vous vous en souvenez forcément : le 24 août 2020, la planète football apprenait ce qu’est un «burofax». C’est par ce moyen que Lionel Messi avait tenté de quitter le FC Barcelone à un an de la fin de son contrat, arguant qu’il serait libre quelques jours plus tard, le 30 août. Le club avait tenu bon et avait finalement vu l’homme aux sept Ballons d’Or le quitter un an plus tard en direction du Paris Saint-Germain. El Mundo révèle ce mercredi pourquoi les négociations ont capoté à l’été 2020.
Exsangue financièrement après des années à dépenser sans compter et suite à la crise Covid, le FC Barcelone n’avait pu accéder aux demandes du joueur. El Mundo, qui a eu un accès à une quantité impressionnante de documents, notamment des échanges de mails entre Jorge Messi, le père du joueur, ses avocats et l’ancien président Josep Maria Bertomeu, les a détaillées et elles sont pour le moins extravagantes.

LA CLAUSE LIBÉRATOIRE QUI NE PASSE PAS
Ainsi, le joueur, qui émargeait à 74,9 millions d’euros nets par an la saison précédente, avait accepté de baisser son salaire de 20% pour la saison 2020/2021… mais il désirait récupérer 10% en 2021/2022 et 10% en 2022/2023, le tout avec des intérêts de 3%. Une demande qui aurait encore fait grimper la note pour le Barça mais celui-ci l’avait acceptée, tout comme il avait accepté d’accorder une prime de 10 millions à la signature, une loge au Camp Nou pour les familles de Messi et de Luis Suarez et enfin un avion privé pour un retour en Argentine à Noël pour La Pulga et sa famille.
En revanche, toujours selon El Mundo, Bartomeu n’avait pas accepté l’ultime requête de Messi, à savoir faire passer sa clause libératoire de 700 millions d’euros à… 10 000. Le joueur désirait donc être maître de son destin puisque n’importe lequel de ses prétendants potentiels n’aurait eu aucun souci à verser cette somme dérisoire au club catalan. Trop gourmand Lionel Messi ? Une chose est sûre en revanche : il avait bel et bien envisagé un départ de son club de toujours.