Il a enfin parlé de sa situation. Antoine Griezmann s’est exprimé sur la chaîne espagnole Movistar, dans un entretien diffusé lundi soir. Lionel Messi, Eric Olhats, son oncle, son faux-départ de l’Atlético de Madrid en 2018, sa première saison au Barça, ses entraîneurs : le champion du monde 2018 n’a éludé aucun sujet… tout en se rangeant derrière le sextuple Ballon d’Or.
«Leo sait que j’ai beaucoup de respect pour lui, j’apprends de lui». La sortie médiatique d’Antoine Griezmann lundi soir était très attendue. Chez nos confrères espagnols de Movistar, le champion du monde 2018 n’a pas attaqué Lionel Messi, suspecté par la presse espagnole et l’entourage du Français de défavoriser son intégration au sein du vestiaire du FC Barcelone. Cependant, le joueur de 29 ans s’en est pris à son entourage, qui a multiplié les déclarations fracassantes ces dernières semaines à l’encontre du sextuple Ballon d’Or.
A commencer par Eric Olhats, son ancien conseiller, qui a comparé Lionel Messi à «un empereur et un monarque» faisant régner «le régime de la terreur». «Je n’ai pas eu de relation avec lui depuis que je me suis marié (en 2017). Il n’est pas venu à mon mariage, j’étais très en colère, il n’est pas mon représentant, a-t-il souligné. Je n’ai aucune relation avec lui. Comme personne ne parle autour de moi, lui parle et cela peut créer des doutes dans le vestiaire et dans ma relation avec Leo.»
JE N’AI MÊME PAS
LE WHATSAPP
DE MON ONCLE
Antoine Griezmann a également rappelé à l’ordre son oncle, qui dans un documentaire diffusé mi-novembre sur M6 déclarait que «les entraînements (du FC Barcelone) étaient faits d’une façon à faire plaisir à certaines personnes». Sous-entendu à Lionel Messi. «Il ne sait pas ce qu’est le football, a taclé l’attaquant barcelonais. Un journaliste est venu le voir et voulait une déclaration. J’ai dit à Leo que je n’avais rien à voir avec ça. Je n’ai même pas le WhatsApp de mon oncle…»
L’ex-joueur de l’Atletico Madrid est également revenu sur «La decision», le documentaire diffusé juste avant le Mondial 2018 où il annonçait son souhait de rester à l’Atletico Madrid alors que les contacts étaient avancés avec le Barça. «Enormément de gens pensaient que je me moquais du club et des supporters, mais non, a-t-il rappelé. J’avais encore besoin d’apprendre à l’Atletico mais après une nouvelle année, je voulais découvrir un football différent. Puis le Barça est revenu. J’ai parlé avec Leo quand je suis arrivé. Il m’a dit que j’avais merdé en refusant de venir la première fois, parce qu’il s’était réjoui publiquement de mon arrivée. Mais il m’a aussi dit qu’il allait mourir avec moi sur le terrain et c’est ce que je ressens chaque jour.»
MA RELATION AVEC SETIÉN ÉTAIT NORMALE
Antoine Griezmann assure par ailleurs que la succession des coachs sur le banc du Barça en une saison et demie (Valverde, Setién et Koeman), sans compter l’arrêt des compétitions de mars à juin 2020, ne l’a pas aidé. «Ernesto Valverde m’a demandé de jouer à gauche, et parfois de me projeter à l’intérieur, s’est-il rememoré. J’ai beaucoup de respect pour lui. J’ai ressenti sa confiance.» Ce qui était moins le cas avec Quique Setién. «Ma relation avec lui était normale, a-t-il confié. Après le match contre l’Atletico où j’ai joué cinq minutes, il m’a dit qu’il voulait me parler et je lui ai répondu que ce n’était pas nécessaire. Il m’a demandé jusqu’à quand je serai en colère ? Je le suis toujours (rires).»
Sous contrat jusqu’en juin 2024 avec le Barça, comment Antoine Griezmann envisage-t-il l’avenir ? Encore une fois, le Français a montré son attachement au maillot Blaugrana, malgré la pression médiatique qu’il doit supporter au quotidien. «Je suis très bien ici, il n’y a aucun problème avec personne, a martelé le champion du monde. Le club m’a fait confiance en m’engageant et je veux lui rendre cette confiance en aidant l’équipe à gagner.» n